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Denise Lussier : Université McGill
En cette ère de culture éclatée,on demande, à l'école d'être une institution favorisant la cohésion sociale.Malgré les efforts soutenus des gouvernements, les solitudes entre des groupes de communautés différentes perdurent. La relation langue, pensée, culture et identité demeure sous-estimée. Aussi, faut-il se demander comment en éducation, contexte privilégié pour permettre une entrée dans la culture de l'Autre, nous pouvons promouvoir des valeurs et des attitudes qui donnent davantage accès à l'expérience de l'ouverture aux autres cultures et de la diversité, si ce n'est en préparant les jeunes de la nouvelle génération à repenser leurs comportements, leurs attitudes et leur interaction sociale.
Les sociétés sont confrontées à un flux de migrants sans précédent. Pourtant, les études et les observations sur le terrain montrent que ces nouveaux venus ont peu de contacts avec les membres de la société qui les accueille. Que peuvent faire les sociétés pour mieux accueillir et intégrer les étudiants étrangers, les immigrants, les réfugiés et les travailleurs qu’elles accueillent? Quel est l’apport de l’apprentissage d’une langue dans l’intégration linguistique, socioculturelle et économique des nouveaux venus? Pour favoriser ces contacts, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a mis en place un projet de jumelage interculturel qui consiste en des rencontres entre des immigrants apprenant le français à l’École de langues et des Québécois francophones de différents programmes de formation : éducation, travail social, carriérologie et psychologie (Carignan, Deraîche et Guillot, 2015). Fort de cette expérience, ce colloque propose à des chercheurs du Québec, du Mexique, de France, d’Espagne et d’Australie de partager les avancées de leurs recherches autour d’activités de rencontres interculturelles dans leurs établissements respectifs. Les rencontres interculturelles proposées mettent en lumière l’importance de valoriser les apprentissages expérientiels qui permettent, autant aux accueillis qu’aux accueillants, de communiquer entre eux. Pour les étudiants postsecondaires, les objectifs de ces rencontres sont de développer différentes compétences langagières et d’élaborer des stratégies de communication interculturelle, de développer la sensibilité à la diversité ethnoculturelle, de débusquer les préjugés et d’apprendre à vivre ensemble. Ce colloque vise à faire des rencontres interculturelles une pratique pédagogique transformatrice dans le contexte postsecondaire.