pen icon Colloque
quote

Du réveil indien à la renaissance autochtone : réflexions sur les fondements épistémologiques de la reconnaissance

AT

Membre a labase

Astrid Tirel : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Il est coutume de dire que depuis les années 70, les activités artistiques des peuples autochtones ont accompagné, voire initié les mouvements de revendication menant à la reconnaissance de leurs droits à l'autodétermination. De l'École de Francfort aux théories postcoloniales, la reconnaissance emprunte des chemins qui transforment les perceptions selon les perspectives envisagées. Cependant, les auteurs et praticiens de théâtre autochtone développent un discours qui remet en cause la chronologie attachée au réveil ou à la renaissance, en proposant de considérer leurs pratiques au regard de la continuité qui caractérise l'essence de leurs cultures. À travers cette communication, je proposerai une lecture analytique des arguments développés par ces artistes, arguments par lesquels ils invitent à penser la reconnaissance au regard de leurs propres valeurs artistiques.

Résumé du colloque

Présent partout dans les Amériques (et aussi au-delà), le mouvement de renaissance des cultures autochtones se manifeste dans divers domaines, mais particulièrement dans les arts, comme le théâtre, le cinéma, la musique, la littérature (romans et poésie), la peinture et la sculpture. Prenant appui à la fois sur des aspects traditionnels et historiques des Premières Nations, cette renaissance culturelle table également sur les moyens d’expression les plus contemporains pour prendre forme.

Cette renaissance autochtone, au-delà de ses caractéristiques culturelles, possède également des échos sur les plans social et politique, à la fois auprès des populations autochtones elles-mêmes et des sociétés plus larges dans lesquelles celles-ci évoluent. Mais comment se présentent alors les enjeux et défis de la renaissance des cultures autochtones au sein de notre société? Quels en sont les tenants et aboutissants du point de vue des transformations qu’elle implique (pour les autochtones et les non-autochtones) et de la reconnaissance qu’on lui accorde? Comment les sciences humaines (sociologie, anthropologie, études littéraires, cinématographiques, musicologiques, etc.) se situent-elles par rapport à la reconnaissance de la renaissance autochtone? Et quelle position doivent-elles adopter, du point de vue méthodologique, théorique et même épistémologique, afin de permettre que cette reconnaissance ne soit pas seulement un nouvel avatar de la domination qu’elles ont souvent exercée vis-à-vis de populations autochtones? Quelles sont les implications logiques, éthiques et esthétiques de la reconnaissance d’une renaissance autochtone se produisant au sein de nos sociétés?

C’est à ce genre de questions que notre colloque voudrait s’ouvrir, en présentant les contributions de chercheurs intéressés par la manière de contribuer à une reconnaissance équilibrée de la renaissance autochtone.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :