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La durée de vie qui nous reste à vivre ainsi que la durée de vie d'un nouveau-né sont souvent présentées comme des indicateurs incontournables qui peuvent influencer fortement les décisions individuelles ainsi que les décisions prises par l'État. Les tables de mortalité servent, entre autres, de base pour prévoir les besoins en matière de programmes de retraite, de santé et de services sociaux. On peut recourir à ces tables pour des fins de planification et de rentabilité de tous les régimes publics ou privés où la mortalité est un élément important qui détermine soit les primes ou les cotisations à payer, soit les bénéfices à retirer. Dans un contexte de vieillissement démographique, la précision de l'élaboration des tables de mortalité prend de plus en plus d'importance, d'une part pour évaluer les tendances passées et d'autre part pour projeter le futur.Les tables de mortalité de Statistique Canada sont basées sur les décès de l'État civil canadien, les estimations démographiques au 1er juillet et au 1er janvier. Ce travail vise à présenter la nouvelle méthodologie utilisée depuis l'édition 2005-2007 et à dresser un portrait de l'évolution de la mortalité canadienne en effectuant des analyses à l'aide de diverses mesures de mortalité.
Au cours des dernières décennies, le Québec a connu les effets du baby-boom puis du baby-bust (effondrement de la natalité), transition accompagnée de plusieurs vagues d’immigration de type et de provenance différents. Depuis 2001, l’immigration représente d’ailleurs la principale source de la croissance de la population du Québec. L’effectif de la main-d’œuvre est en partie le résultat de cette évolution, mais aussi de changements de comportements et de caractéristiques de divers groupes sociaux face au marché du travail.
Alors que le vieillissement de la population suscite des préoccupations quant à l’avenir de la croissance de la main-d’œuvre, l’évolution des rapports complexes entre les comportements démographiques, l’activité et l’emploi s’impose comme enjeu de recherche stratégique. Comme le soulignaient Laplante et Godin (2003), « […] la relation entre l’évolution de la population active et de la population employée d’une part, et les phénomènes démographiques stricto sensu d’autre part, est maintenant un système complexe où la décision de participer au marché du travail joue vraisemblablement un rôle plus important que l’offre d’emploi. Dans un tel contexte, prévoir l’utilisation de la population active et de la population employée requiert vraiment des hypothèses sur la nature et la répartition des comportements […]. » Depuis une dizaine d’années, d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine grâce à l’accès à de nouvelles sources de données et aux développements méthodologiques en matière de modélisation.
Ce colloque a pour principal objectif de réunir les chercheurs qui s’intéressent, d’une part, aux processus démographiques et, d’autre part, aux tendances économiques et sociales qui interagissent avec ces processus et qui ensemble déterminent l’effectif, la composition et la productivité de la main-d’œuvre. Le colloque sera sous la responsabilité scientifique d’Yves Carrière, responsable du colloque annuel de l’ADQ (Association des démographes du Québec), Benoît Dostie, directeur du CIQSS (Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales), et Pierre-Carl Michaud, cotitulaire de la Chaire Industrielle-Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques.