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Jean-Marc Nolla : Université de Sherbrooke
Au 21e siècle, se former à distance est monnaie courante (Papi, 2014). En enseignement supérieur, les universités initialement orientées vers les cours en présentiel proposent d'ores et déjà des cours en ligne (Allen et Seaman, 2013). Avec l'essor du numérique, la formation à distance qui est pourtant ancienne (Keegan, 1996; Blandin, 2004) se démarque de façon décisive à travers un dépassement des modalités connues, les modes asynchrones et synchrones notamment (Anderson, 2008) au profit des (MOOCs) Massive open online course (Siemens, 2008; CSE, 2015). Mais si l'attrait pour la formation à distance est avéré au regard des effectifs qui y sont croissants au fil du temps (Saucier, 2014), il se pose dans ce contexte, le problème de la qualité des évaluations au regard des modalités de formation liées aux effectifs de masse d'une part (Karsenti, 2013) et en considérant d'autre part que le développement du numérique donne lieu à des pratiques inédites de plagiat auxquelles le personnel enseignant n'est pas forcément préparé (Audet, 2011; Srikanth et Asmatulu 2014). Sur la base d'une recension des écrits, nous nous proposons donc de souligner les défis et les enjeux ayant trait à la formation des enseignants pour contrer le plagiat dans ce contexte. En suivant la démarche de Mertens (2010), quelques enjeux et défis pédagogiques, éthiques, technopédagogiques et organisationnel devant être surmontés pour soutenir l'accompagnement des formateurs, seront présentés.
Alors que le développement de la formation à distance (FAD) à l’ère du numérique se complexifie en donnant lieu à de nouveaux modes de formation, les enseignants sont confrontés à d’importants défis (Albero, 2011; Ria et Coste, 2015). Face à l’intégration massive des technologies d’information et de la communication (TIC) dans les dispositifs de formation en enseignement supérieur dans le monde (FUN, 2013) et au Québec (Audet, 2011; Demers, 2014; Gouvernement du Québec, 2015), se pose avec acuité le problème de savoir comment : « prendre le virage du numérique tout en repensant la pédagogie? » (Lameul et Loisy, 2014, p. 4). La question de la formation des formateurs mériterait donc d’être examinée au regard de la complexité du phénomène qu’est celui de la FAD, laquelle renvoie à des pratiques pédagogiques atypiques mobilisant des outils multiples. Dans ce contexte, il semble utile d’opter pour une approche transversale pour situer et définir un cadre d’action des formateurs. Ce colloque aborde ainsi la problématique de la formation des formateurs en enseignement supérieur à l’ère du numérique sous divers angles. Quels sont les défis et les enjeux en lien avec l’expertise technopédagogique auxquels les enseignants sont confrontés à l’ère du numérique? Quels sont les ressources et les outils qui sont à la disposition des enseignants dans leur processus d’accompagnement des étudiants? Quelles sont les pratiques pédagogiques numériques qui se développent en enseignement supérieur? Quels sont les cadres et les moyens que les établissements d’enseignement supérieur proposent afin de soutenir le développement de pratiques pédagogiques numériques? Quelles pratiques évaluatives conviendrait-il de mobiliser et de soutenir dans cette nouvelle réalité numérique? Quelles sont les préoccupations éthiques des enseignants dans le cadre de l’évaluation des apprentissages dans un environnement numérique?
Thème du colloque :