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Ariane Séguin-Lemire : UQAM - Université du Québec à Montréal
Bien que les très jeunes enfants représentent environ 30% des mineurs ayant subi une agression sexuelle (AS), les répercussions de l’AS sont peu documentées chez eux. Selon une étude récente, ces enfants présentent des difficultés de régulation des émotions (RE) qui contribueraient au développement de troubles intériorisés et extériorisés. La présente étude vise à examiner l’évolution des troubles de RE chez les enfants d'âge préscolaire victimes d'AS. Un échantillon de 47 enfants victimes d’AS (37 filles, 10 garçons) et 74 enfants non victimes (54 filles, 20 garçons) a été recruté. Leurs parents (parent non agresseur pour le groupe AS) et leurs éducatrices ont rempli l'Emotion Regulation Checklist (Shields & Cicchetti, 1997) peu de temps après le dévoilement de l’agression et un an plus tard.Les résultats des ANCOVAs à mesures répétées portant sur les évaluations des parents révèlent une plus grande labilité/négativité émotionnelle chez les enfants victimes d’AS, avec une accentuation des difficultés un an plus tard. Les parents de victimes d’AS, en particulier les parents de garçons, rapportent, en outre, de moins bonnes habiletés de RE chez leur enfant que les parents du groupe de comparaison. Selon les éducatrices, les victimes d’AS ont de moins bonnes habiletés de RE mais leurs troubles de labilité/négativité auraient tendance à se résorber avec le temps. La discussion portera sur lesécarts entre les deux sources d’évaluation et entre filles et garçons.
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