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Davy Bigot : Université Concordia
La Révolution tranquille a profondément affirmé l’identité québécoise, jusqu’à l’aboutissement du mouvement séparatiste. Aunger (1999, p. 292) affirme que depuis : « […] l’autonomie politique dévolue à chaque province par le régime fédéral semble affaiblir [l’] identité pancanadienne [et que] la nation canadienne-française actuelle se trouve de plus en plus fragmentée en groupements provinciaux. » Plusieurs identités ont effectivement émergé. Les francophones vivant à l’ouest du Québec s’identifient maintenant en tant que Franco-ontariens, Franco-manitobains, Fransaskois, Franco-albertains et même Franco-colombiens.
Dans notre communication, nous présenterons les résultats d’une analyse qui vise à évaluer l’impact de l’identité linguistique sur le parler de 30 jeunes Franco-Ontariens natifs de Casselman. Notre étude est fondée sur l’examen d’un corpus d’entrevues semi-dirigées recueillies en 2010.
Dans un premier temps, nous exposerons brièvement les origines de la communauté franco-ontarienne de Casselman, ainsi que ses principales caractéristiques démolinguistiques. Puis, nous présenterons la méthodologie de notre recherche. Par la suite, nous traiterons des différentes identités auxquelles se rapportent actuellement les jeunes interviewés. Enfin, nous mesurerons concrètement l’influence du facteur « identité linguistique » sur les productions réelles de ces locuteurs, par le biais d’une analyse variationnelle de l’emploi de so / fait que / donc / alors.
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