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Marco Alberio : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Cette présentation se base sur une recherche partenariale (avec les organismes et services locaux) portant sur les parcours et les besoins de jeunes résidant dans la région rurale de la MITIS au Bas-Saint Laurent. La recherche partenariale consiste en un ensemble de pratiques de recherche variées, mais fondées sur le principe de "coconstruction de sens". Nous nous questionnerons sur la particularité de la recherche partenariale vis-à-vis du recrutement: est-ce qu'il y a un effet sur les modalités de participation et sur l'engagement des jeunes dans la recherche? Est-ce que la perception d'un besoin de changement peut contribuer à motiver les jeunes à participer à la recherche? Quels sont les enjeux liés au recrutement? Comment rejoindre les individus plus marginalisés, tout en respectant les enjeux éthiques? Quel est le rôle des partenaires? Quelle autonomie pour le chercheur dans le recrutement? D'un autre côté: quelles doivent être les modalités de transmission des résultats? Comment s'assurer dans le cadre de la recherche partenariale que les jeunes puissent connaître les résultats sans passer forcément par l'intermédiaire des partenaires? Quels outils sont disponibles aux chercheurs? Comment établir une relation de confiance directe avec les jeunes dans la phase de collecte des données et la maintenir dans la phase de restitution des résultats, sans trahir l'engagement avec le partenaire du milieu? Voilà certains des enjeux et questionnements que aborderons dans cette présentation.
L’innovation sociale ne peut être reconnue et codifiée en recherche qu’avec le concours des acteurs mêmes de l’innovation sociale. C’est ce qui a mené le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et le Centre interdisciplinaire de recherche et d’information sur les entreprises collectives (CIRIEC-Canada) à concevoir et à mettre en œuvre des programmes de recherche en partenariat avec des acteurs et des milieux novateurs sur les plans économique, social et territorial. S’en dégage un modèle de recherche qui vise à faire connaître et reconnaître les acteurs innovateurs ainsi que les innovations sociales générées dans les entreprises d’économie sociale, dans les instances et entreprises publiques, dans les milieux syndicaux ou au sein des collectivités territoriales, dont les activités sont tournées vers l’intérêt collectif et général. Diverses recherches partenariales ont mis en lumière des expériences qui ont entraîné des arrangements institutionnels et des modalités de gouvernance allant dans le sens d’une économie, voire d’une société plus sociale et solidaire, dans le sens global du terme. Or, ce modèle de recherche exige aussi une distance critique favorisant la théorisation sur les trajectoires et processus qui expliquent ces expériences, sur les facteurs qui jouent dans leur diffusion et sur les transformations qu’elles provoquent. Que nous apprend la recherche sur les innovations sociales relativement aux approches méthodologiques susceptibles de générer des résultats en phase avec l’intérêt général? Quelles sont les caractéristiques des approches méthodologiques développées à cet égard? Existe-t-il des enjeux et des défis spécifiques lorsqu’il s’agit pour la recherche de concilier intérêt particulier, intérêt collectif et intérêt général? Comment ces approches peuvent-elles être prolongées pour s’intéresser à de nouvelles grappes d’innovations sociales? Voilà des questions qui orienteront les participants à cette activité d'« enjeu de la recherche » lors des discussions qui auront lieu dans le cadre des plénières et des ateliers.
Thème du colloque :