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Florence Charest
Les enfants d’âge préscolaire représentent près de 30% des victimes d’agression sexuelle (AS) et sont susceptibles de vivre plusieurs difficultés. L’attachement a été identifié comme une variable pertinente pour mieux comprendre l’adaptation des victimes. Par ailleurs, les études révèlent une association entre l’histoire de victimisation sexuelle de la mère et les difficultés vécues par l’enfant. Malheureusement, peu d'études se sont intéressées à cette population vulnérable malgré l'impact majeur que peut avoir un tel trauma sur leur développement.
Objectifs: 1) comparer les représentations d’attachement d’enfants victimes d'AS et d’enfants non-victimes, et 2) évaluer le lien entre la victimisation sexuelle de la mère et les représentations d'attachement de l'enfant. Un échantillon de 156 enfants âgés entre 3 et 6 ans (73 victimes d’AS) a complété une tâche permettant d’évaluer les représentations d’attachement (ASCT; Bretherton, Ridgeway, & Cassidy, 1990). Les mères ont complété un questionnaire portant sur leur histoire de victimisation sexuelle.
Résultats: Les enfants victimes d’AS présentent davantage d’insécurité, notamment plus de désorganisation, que leurs pairs non-victimes. Les représentations d'attachement diffèrent aussi significativement en fonction de la victimisation des mères. Les enfants de survivantes sont plus susceptibles de présenter un attachement ambivalent que ceux dont les mères n’ont pas été victimisées.
Des pistes d'intervention seront discutées.
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