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Catherine Allard-Chapais : Université de Montréal
Les comportements suicidaires et l’automutilation sont des problèmes cliniques majeurs. Bien qu’un lien entre les traumatismes à l’enfance et ces comportements autoagressifs soit établi, la nature du lien entre ces variables demeure incomprise. La composante autocritique de la personnalité, associée empiriquement à ces comportements et aux traumas, pourrait éclairer les avenues qui mènent un individu à s’engager dans des conduites causant des dommages physiques/psychologiques. Le but de l’étude est de clarifier les trajectoires liant traumas à l’enfance et actes autoagressifs à l’aide d’un modèle de médiation par l’autocritique. Pour ce faire, 195 participants d’une population non clinique ont complété le Childhood Trauma Questionnaire, évaluant la négligence et l’abus à l’enfance, le Depressive Experience Questionnaire, qui mesure l’autocritique et le Self-Harm Behavior Questionnaire, qui évalue les comportements autoagressifs. Dans l’échantillon, 42% des participants se sont engagés dans au moins un type d’actes autoagressifs. Les résultats montrent un effet de médiation statistiquement significatif de l’autocritique dans la relation unissant la négligence à l’enfance et la sévérité des comportements autoagressifs à l’âge adulte, b=.017. L‘effet est relativement petit, k2=.048. Ces résultats appuient l’intérêt porté à l’autocritique comme variable sous-jacente aux comportements autoagressifs en donnant accès à un spectre d’intervention et de prévention plus large et adapté.
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