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Andréanne Lapierre : UQAM - Université du Québec à Montréal
La maltraitance touche plus d’un enfant sur trois et ses conséquences tant sur le développement que sur la santé mentale sont de plus en plus documentées. Avoir vécu de maltraitance durant l’enfance est un prédicteur de la détresse psychologique à l’âge adulte, particulièrement de l’anxiété et de la dépression. La théorie de l’attachement a été proposée pour mieux comprendre comment les effets de la maltraitance se répercutent à l’âge adulte. L’objectif de cette étude longitudinale est d’examiner le rôle médiateur de l’attachement dans la relation entre la maltraitance à 14 ans et la détresse psychologique à 24 ans au sein d’un échantillon de 605 jeunes ayant participé à l’Enquête longitudinale auprès des élèves saguenéens et jeannois âgés de 14 ans en 2002. La maltraitance vécue avant 14 ans (i.e. une agression sexuelle ou physique ou avoir été témoin de violence conjugale), les représentations d’attachement ainsi que la détresse psychologique à l’âge adulte ont été mesurées via des questionnaires auto-rapportés. Les résultats d’analyses acheminatoires indiquent que l’effet cumulatif des mauvais traitements dans l’enfance sur la détresse psychologique est partiellement expliqué par l’attachement anxieux (b = 1,46, 95% bootstrap IC = 0,54 – 2,73). Ces résultats permettent de mieux comprendre les conséquences à long-terme de la maltraitance sur la santé mentale. Ils pourront guider le soutien psychologique aux victimes afin de réduire la détresse psychologique.
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