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Isidora JANEZIC : Université Laval
La Québec est en transformation. Le tissu social, jusqu'à récemment plutôt homogène, se transforme alors que le Québec compose maintenant avec l'arrivée constante d'un nombre important d'immigrants. À la lumière des évènements récents (le débat sur la mise en place d'une charte des valeurs, les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, la crise migratoire en Europe, etc.), le besoin d'intervenir de manière à permettre le rapprochement, la compréhension et la cohésion devient de plus en plus pressant. À cet effet, les résultats de nombreuses recherches empiriques indiquent que les interventions visant à induire de l'empathie envers les cibles de la discrimination s'avèrent un moyen très prometteur (Batson & Ahmad, 2009). Néanmoins, l'empathie a généralement été induite par le biais d'instructions précises incitant les participants à « empathiser » avec les cibles de la discrimination, limitant ainsi la possibilité de découvrir les facteurs menant à la réponse empathique. L'objectif de la présente communication est, d'une part, de présenter une démarche méthodologique permettant de pallier les lacunes repérées quant aux facteurs qui optimisent l'éveil empathique. D'autre part, elle a pour but de décortiquer chacune des étapes du processus d'empathisation et d'expliquer comment les processus affectifs et cognitifs qui le sous-tendent agissent sur les attitudes discriminatoires que nous souhaitons combattre dans un Québec à la population de plus en plus diversifié.
Les parcours des individus et des organismes sont parsemés de transitions liées à l’évolution des âges de la vie ou à des événements particuliers, tant choisis que subis. Ces transitions sont d’une manière ou d’une autre associées à des dynamiques de mobilité – géographique, culturelle, sociale, productive, générationnelle, professionnelle, familiale, migratoire, etc. –, lesquelles suscitent des recompositions identitaires, des innovations et des adaptations diverses.
Les acteurs sociaux – qu’ils soient des individus ou des organismes – sont appelés à mobiliser diverses ressources et formes de soutien lors du processus de construction des transitions qu’ils vivent. De plus, tout processus est lié à un contexte composé d’un ensemble d’éléments variés et appartenant à différentes échelles (Grossetti, 2004), dont certains seront considérés pertinents et utilisés en tant qu’« ingrédient » de l’action à divers moments dans le temps (Bidart et al., 2012). Le contexte offre donc une structure de possibilités et de contraintes à approfondir pour parcourir la transition et construire le parcours. En retour, un processus rétroagit sur le contexte qui a contribué à le construire en produisant de nouveaux éléments qui le transforment (Mendez et al., 2010).
Ce colloque vise à rassembler des chercheurs et praticiens de divers horizons pour permettre le croisement de regards multidimensionnels et multidisciplinaires sur les enjeux (ruptures, permanences, séquences, logiques, cadres) suscités par les transitions de plusieurs ordres, que ce soient, entre autres, les marqueurs du passage des âges de la vie (devenir adulte, prendre sa retraite), les transitions biographiques marquantes (parentalité, migration, etc.) ou les transformations organisationnelles ou institutionnelles (création d’un outil, évolution des modes de gestion).
Le colloque accueillera des contributions aussi bien expérientielles que théoriques et conceptuelles, méthodologiques ou empiriques.
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