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Stéphanie Arsenault : Université Laval
En tirant profit de nos recherches qualitatives antérieures ainsi que de celles de certains de nos étudiants, nous comptons faire ressortir les apprentissages réalisés par des immigrants au fil de leur parcours migratoire et d'intégration. Nous mettrons en exergue l'agentivité des immigrants et le pouvoir d'innovation et de reconstruction identitaire. Nous avons observé ces capacités auprès d'une grande variété de groupes. Ce fut le cas chez de réfugiés vietnamiens, laotiens ou cambodgiens dans des camps de Thaïlande dans les années 1990, des mères réfugiées et privées de certains membres de leur famille, chez des réfugiés bosniens, colombiens et congolais et d'autres origines possédant un bagage socioprofessionnel varié, chez des membres intergénérationnels de familles immigrantes, chez des familles en mobilités secondaires après une première installation, chez des femmes immigrantes africaines et colombiennes qualifiées et professionnelles, chez des migrants de transit au Mexique ainsi que chez des couples de différentes origines. Des dispositifs coopératifs peuvent aussi favoriser chez des personnes immigrantes un travail de réflexivité et d'objectivation de leurs savoirs et une possibilité de réinvestissement dans des actions futures sur le plan professionnel et social. Nous mettrons donc l'accent sur le pouvoir d'agir des personnes plutôt que sur le caractère passif de victimes dont elles peuvent aussi être affublées.
Les parcours des individus et des organismes sont parsemés de transitions liées à l’évolution des âges de la vie ou à des événements particuliers, tant choisis que subis. Ces transitions sont d’une manière ou d’une autre associées à des dynamiques de mobilité – géographique, culturelle, sociale, productive, générationnelle, professionnelle, familiale, migratoire, etc. –, lesquelles suscitent des recompositions identitaires, des innovations et des adaptations diverses.
Les acteurs sociaux – qu’ils soient des individus ou des organismes – sont appelés à mobiliser diverses ressources et formes de soutien lors du processus de construction des transitions qu’ils vivent. De plus, tout processus est lié à un contexte composé d’un ensemble d’éléments variés et appartenant à différentes échelles (Grossetti, 2004), dont certains seront considérés pertinents et utilisés en tant qu’« ingrédient » de l’action à divers moments dans le temps (Bidart et al., 2012). Le contexte offre donc une structure de possibilités et de contraintes à approfondir pour parcourir la transition et construire le parcours. En retour, un processus rétroagit sur le contexte qui a contribué à le construire en produisant de nouveaux éléments qui le transforment (Mendez et al., 2010).
Ce colloque vise à rassembler des chercheurs et praticiens de divers horizons pour permettre le croisement de regards multidimensionnels et multidisciplinaires sur les enjeux (ruptures, permanences, séquences, logiques, cadres) suscités par les transitions de plusieurs ordres, que ce soient, entre autres, les marqueurs du passage des âges de la vie (devenir adulte, prendre sa retraite), les transitions biographiques marquantes (parentalité, migration, etc.) ou les transformations organisationnelles ou institutionnelles (création d’un outil, évolution des modes de gestion).
Le colloque accueillera des contributions aussi bien expérientielles que théoriques et conceptuelles, méthodologiques ou empiriques.
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