Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nicholas-James CLAVET : Université Laval
Cette note cherche à évaluer l'ampleur des défis budgétaires qui attendent le gouvernement du Québec au cours des prochaines années. Cette note projette l'évolution des finances publiques du gouvernement du Québec jusqu'en 2030. Le scénario de référence donne lieu à une augmentation des dépenses publiques provinciales de 53,8 G$ (54,7 % du PIB) (en dollars constants de 2014) d'ici 2030, tandis que les revenus n'augmentent que de 23,2 G$ (24,3 % du PIB). Le déséquilibre entre la croissance des dépenses et des revenus du gouvernement provincial mène à un déficit budgétaire de plus 32 G$ en 2030 (en dollars constants de 2014). On suppose dans ce scénario une croissance structurelle des dépenses suivant les mêmes tendances que les années passées (1,71 % en moyenne). Quatre scénarios alternatifs sont également évalués. On impose dans le scénario alternatif (1) une croissance structurelle des dépenses égale au taux de croissance du PIB réel. Ce taux de croissance plus faible (0,63%) mène tout de même à une situation de déséquilibres budgétaires chroniques et un déficit d'environ 5,8 G$ (1,29 % du PIB) en 2030. Les trois autres scénarios alternatifs sont conçus pour atteindre des objectifs précis de réduction de la dette : (2) obtenir l'équilibre budgétaire à chaque année, (3) garder constant le rapport dette/ PIB et (4) réduire le rapport dette/ PIB à 45 % d'ici 2025 conformément à la Loi sur la réduction de la dette.
Au cours des dernières décennies, le Québec a connu les effets du baby-boom puis du baby-bust (effondrement de la natalité), transition accompagnée de plusieurs vagues d’immigration de type et de provenance différents. Depuis 2001, l’immigration représente d’ailleurs la principale source de la croissance de la population du Québec. L’effectif de la main-d’œuvre est en partie le résultat de cette évolution, mais aussi de changements de comportements et de caractéristiques de divers groupes sociaux face au marché du travail.
Alors que le vieillissement de la population suscite des préoccupations quant à l’avenir de la croissance de la main-d’œuvre, l’évolution des rapports complexes entre les comportements démographiques, l’activité et l’emploi s’impose comme enjeu de recherche stratégique. Comme le soulignaient Laplante et Godin (2003), « […] la relation entre l’évolution de la population active et de la population employée d’une part, et les phénomènes démographiques stricto sensu d’autre part, est maintenant un système complexe où la décision de participer au marché du travail joue vraisemblablement un rôle plus important que l’offre d’emploi. Dans un tel contexte, prévoir l’utilisation de la population active et de la population employée requiert vraiment des hypothèses sur la nature et la répartition des comportements […]. » Depuis une dizaine d’années, d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine grâce à l’accès à de nouvelles sources de données et aux développements méthodologiques en matière de modélisation.
Ce colloque a pour principal objectif de réunir les chercheurs qui s’intéressent, d’une part, aux processus démographiques et, d’autre part, aux tendances économiques et sociales qui interagissent avec ces processus et qui ensemble déterminent l’effectif, la composition et la productivité de la main-d’œuvre. Le colloque sera sous la responsabilité scientifique d’Yves Carrière, responsable du colloque annuel de l’ADQ (Association des démographes du Québec), Benoît Dostie, directeur du CIQSS (Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales), et Pierre-Carl Michaud, cotitulaire de la Chaire Industrielle-Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques.
Titre du colloque :
Thème du colloque :