pen icon Colloque
quote

Les plans de développement de la zone agricole : un pas vers une logique de développement intégré?

MD

Membre a labase

Mélanie Doyon : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le plan de développement de la zone agricole (PDZA) est un dispositif de planification adopté par le MAPAQ en 2012 afin d'introduire une logique de développement dans la gestion de la zone agricole. En effet, à l'objectif de protection de la ressource foncière comme patrimoine collectif, s'ajoute une volonté d'acquérir une meilleure connaissance des enjeux agricoles des territoires, et ainsi formuler des stratégies prenant en compte les réalités locales. Portée par les collectivités territoriales supramunicipales (MRC, agglomération), la réalisation de ces plans vise la prise en compte des intérêt d'acteurs issus de la sphère agricole (producteurs) et non-agricole (élus, associations, citoyens). La réalisation de ces plans à l'échelle supramunicipale permet ainsi une plus grande intégration des préoccupations et des connaissances d'une diversité (plus ou moins importantes) d'acteurs ayant mené à des formules territoriales innovantes. Ainsi, à travers le dispositif PDZA, on assiste à un décloisonnement du développement agricole tendant ainsi vers une logique de développement intégré. D'une part, pour plusieurs territoires, les stratégies formulées visent une plus grande intégration spatiale (complémentarités ville-campagne). Ensuite, le PDZA rompt avec une approche essentiellement descendante dictée par les grandes orientations ministérielles. Enfin, on assiste à une certaine désectorialisation du développement agricole avec la coopération d'acteurs issus d'autres secteurs.

Résumé du colloque

L’innovation sociale ne peut être reconnue et codifiée en recherche qu’avec le concours des acteurs mêmes de l’innovation sociale. C’est ce qui a mené le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et le Centre interdisciplinaire de recherche et d’information sur les entreprises collectives (CIRIEC-Canada) à concevoir et à mettre en œuvre des programmes de recherche en partenariat avec des acteurs et des milieux novateurs sur les plans économique, social et territorial. S’en dégage un modèle de recherche qui vise à faire connaître et reconnaître les acteurs innovateurs ainsi que les innovations sociales générées dans les entreprises d’économie sociale, dans les instances et entreprises publiques, dans les milieux syndicaux ou au sein des collectivités territoriales, dont les activités sont tournées vers l’intérêt collectif et général. Diverses recherches partenariales ont mis en lumière des expériences qui ont entraîné des arrangements institutionnels et des modalités de gouvernance allant dans le sens d’une économie, voire d’une société plus sociale et solidaire, dans le sens global du terme. Or, ce modèle de recherche exige aussi une distance critique favorisant la théorisation sur les trajectoires et processus qui expliquent ces expériences, sur les facteurs qui jouent dans leur diffusion et sur les transformations qu’elles provoquent. Que nous apprend la recherche sur les innovations sociales relativement aux approches méthodologiques susceptibles de générer des résultats en phase avec l’intérêt général? Quelles sont les caractéristiques des approches méthodologiques développées à cet égard? Existe-t-il des enjeux et des défis spécifiques lorsqu’il s’agit pour la recherche de concilier intérêt particulier, intérêt collectif et intérêt général? Comment ces approches peuvent-elles être prolongées pour s’intéresser à de nouvelles grappes d’innovations sociales? Voilà des questions qui orienteront les participants à cette activité d'« enjeu de la recherche » lors des discussions qui auront lieu dans le cadre des plénières et des ateliers.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :