pen icon Colloque
quote

Les plateformes de financement participatif (crowdfunding) : composante des transformations des industries culturelles?

ÉG

Membre a labase

Éric George : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Il est de plus en plus question du crowdsourcing et surtout du crowdfunding, notamment au sujet du secteur culturel. Le financement participatif est en effet en croissance, et ce entre autres, dans les secteurs des arts, des films, de la musique et des médias numériques interactifs. Dans le cadre de cette présentation, nous reviendrons tout d'abord sur les définitions à donner à ces termes en les positionnant l'un par rapport à l'autre. Dans un deuxième temps, nous verrons comment, en effet, le crowdfunding correspond avant tout à des modalités complémentaires de financement des industries culturelles. Dans un troisième temps, nous fournirons quelques données qui concernent le financement participatf au Québec, notamment à propos des industries culturelles, voire au-delà. Enfin, nous conclurons en considérant que les développements en cours au Québec, et au-delà, reposent en effet sur la formation de nouvelles plateformes typiques de l'ère du « numérique », mais aussi sur des considérations tant économiques et financières que sociologiques, par exemple, quand il s'agit de tenir compte du rapport d'une population par rapport au don.

Résumé du colloque

Le terme « numérique » est partout présent, qu’il s’agisse d’économie, de culture, de surveillance, etc. Une expression telle que « société numérique » est même devenue d’usage commun. Les gouvernements ont adopté des stratégies en la matière. Il est indéniable que les informations transitent dorénavant sous forme de codage binaire, et que les réseaux et les écrans de toutes sortes sont omniprésents dans toutes les activités de la vie quotidienne. Mais qu’en est-il vraiment de l’influence du numérique dans la transformation de nos sociétés, notamment dans les sphères de la culture et des médias?

Pour répondre à ce questionnement, voici des pistes de réflexion et autant de sous-thèmes sur lesquels nous solliciterons des interventions :

1) Le terme « numérique » s’avère avant tout de l’ordre du discours. Est-il possible de lui trouver une filiation avec d’autres syntagmes datés comme « société câblée » ou « société de l’information »? Quels rapports a-t-il avec des notions plus récentes telles que « Web collaboratif » et « industries créatives »? Dans quelle mesure peut-on considérer qu’il s’agit d’un discours idéologiquement orienté? Ou qu’il constitue un jalon dans la réflexion épistémologique?

2) Le terme « numérique » s’impose ainsi dans un ensemble de pratiques sociales. Il favorise de nouveaux modes de création, circulation et appropriation de la production culturelle et médiatique qui provoquent d’importants changements sans pour autant faire table rase du passé. Comment se redynamise le terrain de la culture et des médias où les formes dominantes côtoient des formes résiduelles? Peut-on parler de dynamiques numériques transversales? Que dire des transformations amorcées au sein des organisations et des métiers, à l’instar de celui du journalisme? Plus globalement, le numérique facilite-t-il la surveillance, la domination de la technique ou du capitalisme, ou est-il un facteur d’émancipation? Dans quelle mesure peut-on dépasser ce dualisme?

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :