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Les temps faibles de la structuration pédagogique au service du processus d'autonomisation scolaire

RR

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Raphaelle RAAB : Université Claude-Bernard-Lyon-I

Résumé de la communication

Le temps scolaire est envisagé de différentes façons dans la littérature, aux croisements entre le temps légal, celui de l'enseignement, de l'apprentissage ou encore du développement (Véran, 2011 ; Chopin, 2011 ; Perrenoud, 2012). Nous présentons ici la notion de temps faible et son intérêt pour l'étude du processus d'autonomisation scolaire de l'élève, en contexte ordinaire d'une classe de grande section de maternelle française (5-6 ans) : en quoi cette notion contribue-t-elle à penser et opérationnaliser ce processus d'autonomisation ?

L'étude empirique s'intéresse aux temps de classe au cours desquels le maitre n'intervient pas directement, soit parce qu'il n'est pas disponible, soit parce qu'il organise son absence, son retrait de la situation – nommés temps faibles en raison cette faible présence du maitre pour réguler l'apprentissage et les comportements. Or le cadre théorique est vygotskien : l'autonomie est perçue comme le résultat du passage de l'interpersonnel à l'intrapersonnel. Nous nous demandons comment le projet d'autonomie, que l'enseignant forme au départ pour l'élève, peut être approprié par celui-ci pour devenir un projet de l'élève pour lui-même, mené en première personne, de façon consciente et volontaire.

C'est le temps comme ressource qui nous intéresse ici, plus précisément comme instrument psychologique (Vygotski, 1931/2014) au service de la construction d'autonomie scolaire, qui implique sans les confondre apprentissage et développement de l'élève.

Résumé du colloque

Ce colloque cherche à dépasser les tensions entre les résultats de recherche sur l’apprentissage et ceux sur le développement. En effet, les recherches, particulièrement sur le plan de l’apprentissage, sont souvent fragmentaires, donnant l’impression à d’éventuelles contradictions. Par ailleurs, le champ de la synthèse de résultats est souvent laissé aux milieux de pratique ou encore à des champs émergents tels que les neurodidactiques, qui parfois tentent de voir l’implication pratique de leurs résultats mais sans pour autant prendre en compte l’élève ou l’enfant dans son ensemble. Nous considérons donc qu’il s’agit dès lors de proposer un regard développemental, englobant, afin de dériver des recherches des participants des implications soit pour les recherches futures soit des implications pour la pratique. Il convient aussi de considérer que, dans la perspective développementale, l’enfant d’aujourd’hui est l’adulte de demain, ce qui nous amènera à nous demander si des invariants existent et, le cas échéant, quels sont ces invariants. Nous examinerons ainsi des résultats de recherches et développements théoriques allant de la petite enfance à la formation des enseignants. Pour chaque contribution, nous débattrons des apports et résultats des autres chercheurs et de comment les mettre en lien afin de déceler des tensions, des invariants, des pistes de recherches futures ou, à la suite de regards croisés, des suggestions à faire aux milieux de pratique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
manager icon Responsables :
Alexandre Buysse
section icon Date : 10 mai 2016

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