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Julie Larochelle-Audet : Université de Montréal
Au Québec comme dans d'autres pays occidentaux, des politiques d'accès à l'emploi ont été instaurées il y a quelques décennies pour corriger les discriminations historiquement vécues par certains groupes, dont les personnes de minorités racisées. À ce discours sur la justice sociale s'est superposé dans le secteur des services celui sur l'apport, individuel, des personnes « de la diversité » (Blakmore, 2006; Mc Andrew, 1993). En enseignement, leur recrutement est justifié par leur capacité à améliorer l'expérience et la réussite éducatives des élèves de groupes minoritaires, leur rôle de modèle positif auprès de ces élèves et leur persévérance en emploi dans les écoles dites difficiles (Villegas et Irvine, 2010). Ces arguments et les dispositifs d'accès à l'emploi suggèrent de nouvelles opportunités pour les enseignant.es débutant.es de minorités racisées. Or, plusieurs recherches soulèvent un paradoxe entre ce portrait plutôt positif et les expériences vécues par ces enseignant.es en milieu scolaire et de formation. Diverses contraintes, sur le plan éthique, organisationnel et relationnel, parsèment leur transition vers l'enseignement (Achinstein & Ogawa, 2011; Carrington et Skelton, 2003; Hopson, 2014). Entre opportunités et contraintes, cette communication propose une analyse critique des discours et écrits internationaux sur l'insertion professionnelle des enseignant.es de minorités racisées, afin d'articuler de nouvelles perspectives de recherche en contexte québécois.
Les parcours des individus et des organismes sont parsemés de transitions liées à l’évolution des âges de la vie ou à des événements particuliers, tant choisis que subis. Ces transitions sont d’une manière ou d’une autre associées à des dynamiques de mobilité – géographique, culturelle, sociale, productive, générationnelle, professionnelle, familiale, migratoire, etc. –, lesquelles suscitent des recompositions identitaires, des innovations et des adaptations diverses.
Les acteurs sociaux – qu’ils soient des individus ou des organismes – sont appelés à mobiliser diverses ressources et formes de soutien lors du processus de construction des transitions qu’ils vivent. De plus, tout processus est lié à un contexte composé d’un ensemble d’éléments variés et appartenant à différentes échelles (Grossetti, 2004), dont certains seront considérés pertinents et utilisés en tant qu’« ingrédient » de l’action à divers moments dans le temps (Bidart et al., 2012). Le contexte offre donc une structure de possibilités et de contraintes à approfondir pour parcourir la transition et construire le parcours. En retour, un processus rétroagit sur le contexte qui a contribué à le construire en produisant de nouveaux éléments qui le transforment (Mendez et al., 2010).
Ce colloque vise à rassembler des chercheurs et praticiens de divers horizons pour permettre le croisement de regards multidimensionnels et multidisciplinaires sur les enjeux (ruptures, permanences, séquences, logiques, cadres) suscités par les transitions de plusieurs ordres, que ce soient, entre autres, les marqueurs du passage des âges de la vie (devenir adulte, prendre sa retraite), les transitions biographiques marquantes (parentalité, migration, etc.) ou les transformations organisationnelles ou institutionnelles (création d’un outil, évolution des modes de gestion).
Le colloque accueillera des contributions aussi bien expérientielles que théoriques et conceptuelles, méthodologiques ou empiriques.
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