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Roxane Meilleur : Université de Sherbrooke
Marquées par des préoccupations grandissantes pour l'efficacité et la qualité des services, les entreprises publiques doivent faire la preuve des effets de leurs actions sur les capacités des personnes et des communautés. Ce défi est d'autant plus grand que les ressources se font rares et que les organisations sont traversées par des transformations majeures. Les Offices d'habitation (OH), entreprises publiques mandatées pour gérer les habitations à loyer modique (HLM), n'échappent pas à cette réalité, en plus de faire face à des défis qui leurs sont propres, tels que la conciliation entre gestion immobilière et gestion sociale. La recherche peut constituer un apport important à la réflexion collective pour trouver des solutions innovantes face à ces enjeux, en misant sur le partenariat, la mise en commun des ressources et la reconnaissance des savoirs des acteurs sociaux. Cette communication illustrera le processus de mise en place de conditions favorables à l'établissement d'un partenariat à partir d'une étude qualitative en milieu HLM. Celle dernière vise à explorer les processus par lesquels la culture de l'OH produit des effets souhaités ou non souhaités sur le développement de la participation citoyenne des locataires en milieu HLM Familles. La présente communication exposera également certains enjeux éthiques liés à la réalisation d'une telle recherche, liés notamment à l'intégrité scientifique et aux effets de la confidentialité sur la reconnaissance des savoirs.
L’innovation sociale ne peut être reconnue et codifiée en recherche qu’avec le concours des acteurs mêmes de l’innovation sociale. C’est ce qui a mené le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et le Centre interdisciplinaire de recherche et d’information sur les entreprises collectives (CIRIEC-Canada) à concevoir et à mettre en œuvre des programmes de recherche en partenariat avec des acteurs et des milieux novateurs sur les plans économique, social et territorial. S’en dégage un modèle de recherche qui vise à faire connaître et reconnaître les acteurs innovateurs ainsi que les innovations sociales générées dans les entreprises d’économie sociale, dans les instances et entreprises publiques, dans les milieux syndicaux ou au sein des collectivités territoriales, dont les activités sont tournées vers l’intérêt collectif et général. Diverses recherches partenariales ont mis en lumière des expériences qui ont entraîné des arrangements institutionnels et des modalités de gouvernance allant dans le sens d’une économie, voire d’une société plus sociale et solidaire, dans le sens global du terme. Or, ce modèle de recherche exige aussi une distance critique favorisant la théorisation sur les trajectoires et processus qui expliquent ces expériences, sur les facteurs qui jouent dans leur diffusion et sur les transformations qu’elles provoquent. Que nous apprend la recherche sur les innovations sociales relativement aux approches méthodologiques susceptibles de générer des résultats en phase avec l’intérêt général? Quelles sont les caractéristiques des approches méthodologiques développées à cet égard? Existe-t-il des enjeux et des défis spécifiques lorsqu’il s’agit pour la recherche de concilier intérêt particulier, intérêt collectif et intérêt général? Comment ces approches peuvent-elles être prolongées pour s’intéresser à de nouvelles grappes d’innovations sociales? Voilà des questions qui orienteront les participants à cette activité d'« enjeu de la recherche » lors des discussions qui auront lieu dans le cadre des plénières et des ateliers.
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