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Licia Soares De Souza : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette communication consistera en une comparaison de deux ouvrages des Amériques, Ce qu'il reste de moi (2015), de Monique Proulx et Tant et tant de chevaux (2002), de Luiz Ruffato. Dans le premier, le Montréal du XXIe. siècle reste le personnage principal, comme le témoin du destin collectif d'êtres intenses avec des voix multiples qui seraient venues concrétiser le rêve de la "Folle Entreprise" de Jeanne Mance.
Des héros migrants méconnus deviennent en effet des conteurs, chargés de maintenir et de transmettre les legs personnels et collectifs dans un espace charnière comme la métropole québécoise. Dans le récit brésilien, le personnage principal comme espace-charnière reste la mégalopole de São Paulo. Ruffato présente 69 micro-récits autonomes et hybrides qui rendent compte de l'errance des laissés-pour-compte, des riches et des gens de la vie ordinaire; Noirs, Indiens, Nordestins, pauvres, des personnages de toutes origines et conditions sociales.
Les deux romans s'inscrivent dans la littérature actuelle où les interrogations sur la place des individus dispersés entraînent une remise en cause de grands récits et d'identités trop définies.
L’examen des figurations littéraires et cinématographiques des « espaces en devenir » se trouve au cœur du colloque.
Quelles images des espaces en devenir ces productions mettent-elles en scène? Seraient-elles des formes nouvelles d’habiter les Amériques? Comment construisent-elles des formes d’organisation spatiale ouvertes au dynamisme du mouvement et à la complexité des interactions? Comment figurent-elles le dépassement, par les acteurs sociaux, des expériences extrêmes des espaces totalitaires?
Nous apporterons des éléments de réponse à ces questions à partir de deux axes : 1) Espaces seuil : conflits et interconnexions; 2) Espaces concentrationnaires : traumatismes et transgressions.
Thème du colloque :