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Prédicteurs sociaux et scolaires des symptômes dépressifs chez les filles et les garçons du primaire ayant des problèmes de comportement extériorisés

JF

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Jessica Fontaine : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le modèle théorique de Patterson et Capaldi (1990) propose que les problèmes de comportement extériorisés (PCE) chez les enfants conduisent à une exposition aux échecs sociaux (hostilité parentale, victimisation par les pairs, conflit avec l’enseignant) et aux difficultés scolaires qui, à leur tour, augmentent le risque de dépression. Ce modèle n’a toutefois été testé qu’auprès de garçons de milieu à risque et n’ayant pas nécessairement de PCE. Cette étude propose 1- d’établir la contribution des échecs sociaux et scolaires aux symptômes dépressifs 3 ans plus tard chez des enfants ayant des PCE à l’entrée dans l’étude (T0) et 2- de déterminer l’effet modérateur du genre. L’échantillon comprend 281 enfants recrutés parmi ceux suivis au début du primaire pour des PCE et ayant des problèmes de niveau clinique. Mesures. PCE et symptômes dépressifs : échelles DSM (Achenbach et Rescorla; 2001); hostilité parentale : PARQ (Rohner 1991); victimisation: DIAS inversées (Bjorkqvist et al., 1992); conflit avec enseignant (Pianta 2001); difficultés scolaires (DuPaul et al., 1991). Les résultats de la régression hiérarchique linéaire montrent qu’au-delà des symptômes dépressifs et de l’âge au T0, seules les difficultés scolaires prédisent une hausse du score dépressif 3 ans plus tard. Ce lien n’est pas modéré par le sexe. Ces résultats suggèrent d’accorder une importance à la réussite scolaire des garçons et des filles qui ont des PCE pour prévenir l’augmentation des symptômes dépressifs.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

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