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Richard St-Louis : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Dans une zone portuaire, au-delà des accidents spectaculaires qui ont des impacts importants sur une courte période, ce sont les activités normales qui contribuent à la pollution chronique de l'environnement limitrophe. Les sources sont multiples et varient selon la nature des activités. Les navires émettent, par la combustion de leur carburant, de la suie, des particules fines minérales, des hydrocarbures et des oxydes de soufre et d'azote. Ils libèrent dans l'eau des biocides qui sont présents dans la peinture antisalissure de la coque et des déversements limités d'hydrocarbures se produisent régulièrement lors du remplissage de leurs réservoirs de carburant. Le transbordement du vrac solide et son entreposage sur les quais sont des sources de poussières qui deviennent des contaminants métalliques (minerais, sels) ou organiques (charbon) lorsqu'elles sont dispersées vers le milieu marin. Lorsque le port est situé dans les limites d'une ville, la pollution d'origine portuaire contribue alors à la pollution globale d'origine urbaine qui affecte le milieu aquatique. Le défi est d'identifier la part des sources pour mieux les contrôler, l'exemple de la pollution par le cobalt de la zone portuaire de Québec sera présenté.
La stratégie maritime interpelle les scientifiques soucieux de préserver l’écosystème marin sans renier pour autant le développement socioéconomique. Comment concilier les deux tendances au Québec, que ce soit dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent ou dans l’Arctique? Faut-il donner une valeur aux services de l’écosystème pour mieux le protéger? Les conséquences possibles de la stratégie maritime pour le milieu côtier, la qualité de l’eau et les ressources marines seront abordées selon différents points de vue. Il faut comprendre tout d’abord dans quel contexte d’avantages et de contraintes socioéconomiques se placent le développement portuaire et l’augmentation du transport maritime potentiels au Québec. Mais il faut aussi analyser et prévoir l’impact du changement climatique sur l’état des bandes riveraines et des voies maritimes, que ce soit en ce qui concerne l’érosion côtière, la puissance des vagues ou la couverture de glace. L’état des lieux des pollutions urbaine, industrielle et agricole ainsi que la relativisation de leurs impacts sur la qualité de l’eau pour l’homme comme pour les autres organismes vivants parachèveront le portrait « physique » du Québec maritime. Alors, la question de la gestion des risques en matière de biodiversité et de ressources marines exploitables, avec ses impacts sur les industries, apparaît comme centrale. Certaines initiatives internationales qui vont dans le sens du développement durable seront présentées pour appuyer la conciliation développement-protection. Les participants au colloque seront invités à débattre de ces questions et des solutions envisageables en plusieurs groupes. La mise en commun des réflexions fera l’objet d’une diffusion sur les réseaux sociaux afin de promouvoir ces idées auprès des décideurs et du grand public.
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