pen icon Colloque
quote

Spatialiser la transition socio‐écologique : l'articulation recherche-pédagogie-acteurs territoriaux pour saisir les « écosystèmes énergétiques territoriaux » en milieu rural

AC

Membre a labase

Anne Coste : École nationale supérieure d'architecture de Grenoble

Résumé de la communication

Les scénarios de transition socio‐écologique fixent des objectifs chiffrés et proposent des pistes pour y parvenir. Il revient aux disciplines de projet d'envisager cette transition sous l'angle de la spatialisation. Ces enjeux ont considérablement fait évoluer nos méthodes de recherche et nos pratiques pédagogiques en les ancrant très fortement dans des « écosystèmes socio‐énergétiques territoriaux ». Par cette notion, nous entendons une approche ancrée localement, holistique et systémique, tentant d'intégrer par le projet spatial les dimensions techniques, humaines et sociales de l'énergie et d'identifier les synergies locales que nous visualisons dans des « maquettes sociales ». Si ces projets et recherches n'aboutissent pas directement à des « réalisations », ils ont l'ambition de faire évoluer les regards et montrer des futurs opérationnels possibles. Cette communication témoignera d'expériences de travail sur le terrain s'appuyant sur la dimension prospective du projet et la mobilisation des habitants et acteurs des territoires. En tentant de penser autrement la nouvelle alliance homme / territoire qui se dessine dans le contexte de ce pacte énergétique à l'échelle territoriale et en travaillant au croisement d'échelles spatiale et d'énergie, nous décloisonnons l'approche classique du projet pour préfigurer une évolution de la pratique de la maîtrise d'oeuvre vers une intégration plus large des acteurs.

Résumé du colloque

Le développement durable (DD) est reconnu comme étant une nécessité absolue pour faire face à la pénurie des ressources, aux changements climatiques et autres impacts négatifs de l’activité anthropique. Or, le mouvement doit être plus global pour parvenir à une transition qui passe également par des transformations de nos comportements et de nos modes de production et de consommation. C’est ce que l’on peut appeler la transition socio-écologique.

La définition des moyens pour réaliser la transition socio-écologique interroge à plusieurs égards. D’une manière générale, des questions persistent quant aux modalités de gouvernance et d’implication citoyenne à mettre en œuvre pour assurer cette transition. La dynamique de transition socio-écologique, si elle doit être adaptée au terrain et aux besoins de chacun, n’est pas à la portée de tous. Même si de nombreuses initiatives émergent, qui contribuent à cette logique de bottom-up, les différents acteurs de la transition doivent être accompagnés pour y parvenir.

C’est dans ce contexte que les chercheurs ont un rôle à jouer, dans l’accompagnement aux changements vers la transition socio-écologique. La recherche opérationnalisant le DD doit s’inscrire dans une perspective transdisciplinaire (c'est-à-dire interdisciplinaire, intersectorielle et au-delà du milieu universitaire) en lien étroit avec les attentes et les problématiques de terrain. Pour cela, les partenariats entre les acteurs du milieu universitaire, du secteur privé, public, sans but lucratif et citoyen sont des modèles collaboratifs à privilégier. Or, les collaborations multipartites sont souvent difficiles à pérenniser et soulèvent de nombreuses questions sur les méthodes de collaboration. La mise en lumière des partenariats recherche-entreprise-gouvernement-société menés au Québec et en France sur des problématiques communes permet non seulement de montrer le caractère fédérateur de ces problématiques, mais, au-delà, d’apprendre collectivement à opérationnaliser la transition socio-écologique.

Les deux journées visent à montrer l’importance et les défis associés à la coconstruction de projets de société en développement durable vers la transition socio-écologique. De plus, les dialogues entre les disciplines et au-delà des frontières que nous souhaitons mettre en place avant, pendant et après le colloque susciteront très certainement des échanges fructueux et permettront le dépassement de certains clivages scientifiques et institutionnels.

La dimension internationale de ce colloque offre également de nouvelles perspectives de collaborations entre les laboratoires de recherches québécois et français sur ces problématiques universelles. Des partenariats intersectoriels pourront également émerger ou être consolidés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :