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À tous les niveaux, mondiaux, nationaux, locaux, un réseau d'aires marines protégées écologiquement représentatif est considéré comme un outil de conservation important pour la protection de la biodiversité. Les organisations internationales travaillent également sur des stratégies maritimes au-delà des juridictions nationales pour la protection de zones particulières de la haute mer. Une aire marine protégée est le produit d'un dialogue sociétal autour d'enjeux de développement durable et de protection de la biodiversité marine. Les aires marines nationales de conservation de Parcs Canada, sont des aires marines gérées afin de protéger et de conserver des écosystèmes marins représentatifs et leurs composantes clés, tout en favorisant l'utilisation écologiquement viable des ressources marines. La création d'aires marines nécessitant le rehaussement du niveau de protection aboutit parfois à des points de vue sur les usages de l'espace et/ou des ressources et sur la volonté de préservation, qui se croisent, se confrontent, et finalement se rejoingnent, tout au long d'un processus de planification et de mise en œuvre. Une des clés de la réussite est liée à la manière dont les acteurs vont travailler ensemble pour trouver les solutions les plus adaptées pour protéger les écosystèmes et leurs fonctionnalités. Les mesures de gestion doivent continuer d'être améliorées et actualisées en permanence, à mesure que de meilleures informations scientifiques et techniques deviennent disponibles.
La stratégie maritime interpelle les scientifiques soucieux de préserver l’écosystème marin sans renier pour autant le développement socioéconomique. Comment concilier les deux tendances au Québec, que ce soit dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent ou dans l’Arctique? Faut-il donner une valeur aux services de l’écosystème pour mieux le protéger? Les conséquences possibles de la stratégie maritime pour le milieu côtier, la qualité de l’eau et les ressources marines seront abordées selon différents points de vue. Il faut comprendre tout d’abord dans quel contexte d’avantages et de contraintes socioéconomiques se placent le développement portuaire et l’augmentation du transport maritime potentiels au Québec. Mais il faut aussi analyser et prévoir l’impact du changement climatique sur l’état des bandes riveraines et des voies maritimes, que ce soit en ce qui concerne l’érosion côtière, la puissance des vagues ou la couverture de glace. L’état des lieux des pollutions urbaine, industrielle et agricole ainsi que la relativisation de leurs impacts sur la qualité de l’eau pour l’homme comme pour les autres organismes vivants parachèveront le portrait « physique » du Québec maritime. Alors, la question de la gestion des risques en matière de biodiversité et de ressources marines exploitables, avec ses impacts sur les industries, apparaît comme centrale. Certaines initiatives internationales qui vont dans le sens du développement durable seront présentées pour appuyer la conciliation développement-protection. Les participants au colloque seront invités à débattre de ces questions et des solutions envisageables en plusieurs groupes. La mise en commun des réflexions fera l’objet d’une diffusion sur les réseaux sociaux afin de promouvoir ces idées auprès des décideurs et du grand public.
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