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Imad Lekouch : UQAM - Université du Québec à Montréal
La gestion et la protection des ressources en eau nécessitent une bonne connaissance des processus hydrologiques à l'échelle du bassin versant. Le problème se pose dans plusieurs régions du monde où les zones naturelles connaissent de plus en plus des modifications au niveau de l'occupation du sol, ce qui représente un risque croissant pour le régime hydrologique au sein d'un bassin versant. L'objectif de ce travail est de combiner les outils des systèmes d'information géographique (SIG), de la télédétection spatiale, et des modèles numériques de terrain (MNT), dans une perspective de modélisation hydrologique spatialisée. Il a pour objectif particulier de tester les méthodes employées pour l'extraction automatique des bassins de drainage, les sources de données disponibles et de mettre au point une démarche homogène pouvant être appliquée à l'ensemble d'un grand bassin fluvial. En s'appuyant sur ces données géospatiales, une analyse hydrologique à l'échelle spatiale est effectuée en comparant différentes méthodes de modélisation statistique, de réseaux de neurones et du modèle hydrologique HEC-HMS pour simuler les débits.
La prévention des risques naturels : un objectif à atteindre
La troisième conférence onusienne sur la prévention des catastrophes organisée à Sendai, ville du nord-est du Japon, a fait de cette question un « enjeu planétaire ». La prévention est l’« affaire de chacun » a déclaré le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. Le dernier rapport onusien sur la réduction des risques (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction, GAR15) avance des coûts annuels de plus 200 milliards de dollars liés aux catastrophes naturelles.
La question de la prévention des catastrophes naturelles a été au centre des travaux de la conférence mondiale sur le changement climatique (COP 21 : Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015). On estime aujourd’hui que près de « 70 % des catastrophes naturelles seraient dues au dérèglement climatique ». La mise en place d’une base d’informations mondiale, notamment d’un système « Alerte catastrophe climatique », constitue des objectifs concrets à réaliser dans le court terme.
La Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024 fixe de nombreuses orientations, dont la principale est de « recourir en priorité à la prévention ». Une politique adéquate de prévention passe par une meilleure connaissance des aléas en amont des catastrophes et par une réévaluation de ces aléas en lien avec le changement climatique.
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