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Patricia Fonseca : Groupe de recherche en droit international et comparé de la consommation (GREDICC)
La présentation vise à discuter de la plus grande catastrophe écologique jamais survenue au Brésil: la rupture d'un barrage de déchets miniers dans l'état de Minas Gerais en novembre 2015. Qu'est-ce qui a causé cette tragédie ? À travers une étude détaillée du cas, on analyse les rôles et responsabilités des différents acteurs, ainsi que les impacts sociaux et environnementaux causés par l'accident. Les licences fournies par les agences environnementales à la compagnie Samarco, dont les propriétaires sont la société minière brésilienne Vale do Rio Doce et l'anglo-australienne BHP Biliton; les enquêtes policières; les initiatives prises par le Ministère public et par la justice brésilienne; la performance de la compagnie Samarco avant – et après - le crime commis sont mis en cause.
Liant les expertises de trois centres de recherches spécialisés en droit international et en relations internationales, le colloque présentera des travaux interuniversitaires et multidisciplinaires portant sur les enjeux que pose l’exploitation des ressources naturelles et extractives.
La première session est organisée par le Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS), qui apporte sa contribution aux études internationales en abordant les questions scientifiques de manière à renouveler les approches et les pratiques dans le domaine du développement. Cette session a pour objectif de démontrer comment les projets qui y sont menés participent, par la rencontre interdisciplinaire, au renouvellement de la réflexion sur la question des ressources naturelles.
La deuxième session, mise sur pied par le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM), met en question le rôle que jouent le droit et les institutions internationales dans la promotion de l’extractivisme comme modèle de développement. Adoptant une perspective critique et une approche interdisciplinaire, les conférenciers mettront en lumière des mécanismes juridiques facilitant l’extractivisme, et ce, à travers des études de cas de régions différentes.
Dans la troisième session, proposée par le Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP), il sera question du néoextractivisme, devenu une stratégie économique majeure pour les gouvernements latino-américains au cours de la dernière décennie. Des collectivités, de larges coalitions et des mouvements sociaux se sont de plus en plus opposés aux politiques néoextractivistes et ont ainsi généré de profondes critiques, non seulement par rapport aux choix économiques, mais également en ce qui concerne les conséquences politiques. Cette session examinera certaines de ces expériences dans une tentative de définir les contours de nouvelles visions politiques issues de ces mouvements sociaux.