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Anthony Pothier Champagne : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Au Québec, malgré de nombreux travaux déjà consacrés à l'analyse de la relation entre les indices climatiques et les débits de rivières, il n'est pas encore possible de prédire les effets de ces derniers sur les crues et les étiages. Cette impossibilité résulte du fait que dans toutes les études, on ne sépare pas les événements des indices climatiques de forte intensité de ceux de faible intensité. En effet, étant donné l'éloignement du Québec des régions d'occurrence de ces événements climatiques comme El Niño, il est fort possible que l'influence de ces événements ne se manifeste que lors des événements de très forte intensité car durant ces événements, leurs impacts peuvent affecter de vastes régions du globe même celles qui sont les plus éloignées des régions d'origine de ces événements climatiques. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons corrélé les indices les plus élevés (en valeurs absolues) mesurés chaque décennie de l'oscillation australe associés aux événements El Niño et La Niña pendant la période 1950-2010 aux caractéristiques (magnitude et période) des crues printanières de 18 rivières au Québec. Il ressort de cette analyse que les épisodes La Niña sont fortement corrélés (r > 0.750) aux caractéristiques de crues contrairement aux épisodes El Niño. Cette corrélation est positive à l'échelle du Québec. Il devient donc possible de prédire les effets des épisodes décennaux les plus intenses de la Niña sur l'évolution des crues printanières au Québec.
La prévention des risques naturels : un objectif à atteindre
La troisième conférence onusienne sur la prévention des catastrophes organisée à Sendai, ville du nord-est du Japon, a fait de cette question un « enjeu planétaire ». La prévention est l’« affaire de chacun » a déclaré le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. Le dernier rapport onusien sur la réduction des risques (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction, GAR15) avance des coûts annuels de plus 200 milliards de dollars liés aux catastrophes naturelles.
La question de la prévention des catastrophes naturelles a été au centre des travaux de la conférence mondiale sur le changement climatique (COP 21 : Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015). On estime aujourd’hui que près de « 70 % des catastrophes naturelles seraient dues au dérèglement climatique ». La mise en place d’une base d’informations mondiale, notamment d’un système « Alerte catastrophe climatique », constitue des objectifs concrets à réaliser dans le court terme.
La Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024 fixe de nombreuses orientations, dont la principale est de « recourir en priorité à la prévention ». Une politique adéquate de prévention passe par une meilleure connaissance des aléas en amont des catastrophes et par une réévaluation de ces aléas en lien avec le changement climatique.
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