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Suzanne Boisvert : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Cette présentation racontera ma pratique d'artiste chercheure et accompagnatrice de projets en art relationnel communautaire, comment j'ai été amenée à œuvrer en dehors des lieux consacrés à l'art, avec des personnes invisibles socialement, imaginant avec elles des contextes de création collective émancipatrice qui leur permettraient d'apparaître comme sujets dans leur communauté. Je présenterai plus particulièrement l'expérience de Nous, les femmes qu'on ne sait pas voir, grande conversation interdisciplinaire et intergénérationnelle sur l'âge, qui m'a également servi de terrain de recherche pour mes travaux de maîtrise en étude des pratiques psychosociales. Je raconterai les méthodes collaboratives, les postures réflexives et les chemins artistiques proposés; pourquoi le partage de la réflexion créatrice m'a semblé être la pierre angulaire d'un art véritablement communautaire où je suis également apparue comme faisant partie du « nous » citoyen. Enfin, j'évoquerai les découvertes que j'ai pu faire avec mes cocréatrices durant les cinq années qu'aura duré ce projet de «réflexion par l'art» et l'effet boule de neige que notre méthode a eu sur les groupes que nous avons coanimés à travers le Québec de 2009 à 2014.
Ce colloque permet l’élaboration et l’échange de réflexions d’ordre théorique, méthodologique et pédagogique autour de l’intervention et des processus de communication auprès des individus, des groupes et des communautés, notamment sous l’angle des approches psychosociologiques et des relations humaines. Il se veut un lieu de rencontre entre les différents praticiens, chercheurs et professeurs intéressés par ces problématiques. L’événement est organisé conjointement par des professeurs, chargés de cours et étudiants des programmes de psychosociologie et de communication relations humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il vise à solidifier les assises de ces programmes d’étude uniques.
Lors de l’événement, les dimensions épistémologiques concernant l’intervention auprès des individus et des groupes sont abordées à travers divers questionnements. Par exemple, quels sont les outils théoriques et les méthodes d’intervention qui favorisent la prise de conscience individuelle et collective, et qui mènent à l’action? Comment se construisent les interventions entre les praticiens et les chercheurs (savoirs académiques), et les personnes directement concernées (savoirs expérientiels)? Quels modèles théoriques et méthodologiques permettent de saisir les spécificités de chaque individu en tant que membre de groupes et de communautés? De quelles façons les groupes d’animation et de formation peuvent-ils devenir des pratiques d’accompagnement? Les réflexions entourant les enjeux pédagogiques sont aussi favorisées, et nous cherchons à définir les pratiques d’enseignement qui permettent l’apprentissage des savoir-faire et savoir-être nécessaires à l’intervention. Finalement, le colloque permet d’observer l’articulation entre les acquis académiques associés à la recherche, l’intervention auprès des individus, des groupes et des communautés, et les pratiques professionnelles.