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Décolonisation et antagonisme dans les revendications autochtones contre l'installation d'industries extractives au Chili

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Ximena Cuadra Montoya : Universidad Católica del Maule

Résumé de la communication

Plusieurs projets d'extraction des ressources naturelles sont en phase de développement au Chili et ont un impact direct sur des territoires habités par le peuple mapuche. Les organisations et communautés autochtones du pays ont une forte demande de participation effective dans les processus institutionnels qui définissent les politiques de développement. Cette communication analysera comment la contestation, autour de conflits environnementaux produits de l'installation d'industries extractives, remet en cause la condition de subordination politique des autochtones par rapport à la société majoritaire. Conceptuellement, je propose de discuter cette conjoncture du point de vue de la théorie du discours et sa compréhension des antagonismes sociétaux (Laclau et Mouffe 2001) en y ajoutant une approche décoloniale du pouvoir (Quijano 1994; 2000). Je soutiens que les Mapuche mobilisés remettent profondément en cause leprocessus délibératif ouvert par le biais des mécanismes de consultation autochtone et que la revendication du droit au consentement libre, préalable et éclairé reflète la demandepour unereconnaissance substantive dans l'espace décisionnel de la politique chilienne.

Résumé du colloque

Liant les expertises de trois centres de recherches spécialisés en droit international et en relations internationales, le colloque présentera des travaux interuniversitaires et multidisciplinaires portant sur les enjeux que pose l’exploitation des ressources naturelles et extractives.

La première session est organisée par le Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS), qui apporte sa contribution aux études internationales en abordant les questions scientifiques de manière à renouveler les approches et les pratiques dans le domaine du développement. Cette session a pour objectif de démontrer comment les projets qui y sont menés participent, par la rencontre interdisciplinaire, au renouvellement de la réflexion sur la question des ressources naturelles.

La deuxième session, mise sur pied par le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM), met en question le rôle que jouent le droit et les institutions internationales dans la promotion de l’extractivisme comme modèle de développement. Adoptant une perspective critique et une approche interdisciplinaire, les conférenciers mettront en lumière des mécanismes juridiques facilitant l’extractivisme, et ce, à travers des études de cas de régions différentes.

Dans la troisième session, proposée par le Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP), il sera question du néoextractivisme, devenu une stratégie économique majeure pour les gouvernements latino-américains au cours de la dernière décennie. Des collectivités, de larges coalitions et des mouvements sociaux se sont de plus en plus opposés aux politiques néoextractivistes et ont ainsi généré de profondes critiques, non seulement par rapport aux choix économiques, mais également en ce qui concerne les conséquences politiques. Cette session examinera certaines de ces expériences dans une tentative de définir les contours de nouvelles visions politiques issues de ces mouvements sociaux.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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