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Alexandre Genois
L'indication géographique protégée (IGP) du Québec permet de différencier les produits qui présentent des caractéristiques particulières attribuables à une région de production donnée. Ces stratégies de différenciation des produits sont également au centre du développement territorial et peuvent octroyer un avantage comparatif dans les marchés d'exportation. En effet, l'IGP peut, d'une part, inspirer un sentiment d'appartenance au terroir, une fierté nationale, une distinction sociale ou culturelle des produits provenant d'une région de production donnée et, d'autre part, constituer une porte d'entrée sur les marchés internationaux. Les cidriculteurs ayant obtenu l'IGP – Cidre de glace du Québec souhaiteront certainement faire valoir et tirer profit de ce signe distinctif au Canada et à l'étranger. La réglementation associée à la reconnaissance d'une appellation diffère d'un État à l'autre et il est impératif d'y prêter attention, si l'on souhaite intégrer et développer de nouveaux marchés. Mais quels peuvent être les défis juridiques pour la reconnaissance de l'IGP – Cidre de glace du Québec à l'étranger ?
Depuis son essor commercial à la fin des années 1980, la popularité du cidre québécois n’a cessé de croître. Cette lancée s’est poursuivie grâce à la commercialisation du cidre de glace dans les années 1990, à la prise en charge des normes de qualité par les transformateurs, et à l’établissement d’un portefeuille de produits diversifié. La notoriété du cidre québécois transcende désormais les frontières. Plus récemment, en décembre 2014, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a reconnu l’appellation Indication géographique protégée (IGP) — Cidre de glace du Québec. Cette appellation réservée soulève beaucoup d’intérêt de la part des médias, des chercheurs et du public. Or, les connaissances scientifiques spécifiques à la transformation du cidre sont peu consolidées et diffusées, puisque les chercheurs mènent des travaux dans diverses disciplines et centres de recherche. Ainsi, la mise en relation de ces thématiques de recherche à l’occasion de ce colloque contribuera, d’une part, à présenter un état des connaissances, et d’autre part, à construire une communauté scientifique liée à ce secteur d’activité innovant. Ce colloque vise à combler un vide en communication de connaissances à croiser sur la transformation du cidre au Québec en rassemblant les chercheuses et chercheurs issus : 1) des disciplines concernées (p. ex. : microbiologie, anthropologie, histoire, économie, management, droit, marketing…); et 2) de la recherche industrielle. L’angle multidisciplinaire et multisectoriel permettra d’accroître la compréhension des dimensions associées à la transformation du cidre. Le colloque sera une occasion unique d’aborder une série de questions aussi diverses que pertinentes. Le but est de dresser un portrait et de découvrir les enjeux liés aux avancées dans les connaissances technico-scientifiques et socioéconomiques des cidres du Québec.