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Jérôme Bernier Brillon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le couloir fluvial du St-Laurent est depuis plusieurs décennies l'hôte de nombreuses industries de métallurgie. Aujourd'hui, des régions comme Beauharnois sont aux prises avec d'importants problèmes de contamination aux métaux et bien que de nouvelles réglementations aient été adoptées, il est primordial d'assurer un suivi de la qualité de l'eau. L'enjeu des rejets liés à l'activité métallurgique est toujours d'actualité et continue à créer des problèmes notables dans les milieux aquatiques avoisinants, c'est pourquoi plusieurs acteurs se tournent vers l'utilisation d'espèces bio-indicatrices pouvant fournir des indices sur la santé de l'écosystème. Le projet suivant vise donc à évaluer le potentiel des moules envahissantes Dreissena sp. comme espèces bio-indicatrices. En partant du fait que l'accumulation de métaux chez Dreissena sp. au niveau des tissus mous et des coquilles peut être corrélée à l'apparition d'atteintes physiologiques et cellulaires, des biomarqueurs ont été évalués chez les moules exposées au ZnCl2 (métal essentiel) et au CdCl2 (métal strictement toxique) après 48 heures et sept jours: activité de la filtration, respiration, taux de peroxydation des lipides. Les résultats présentés seront mis dans le contexte de la démarche d'évaluation du risque,
La pollution diffuse se caractérise par une émission provenant simultanément de plusieurs sources. Contrairement à la pollution ponctuelle, souvent massive, dont la source est locale et identifiable, la pollution diffuse provient de rejets sur toute la surface d’un territoire et elle est entraînée par percolation et ruissellement des eaux. Dans le temps et dans l’espace, la pollution diffuse et la pollution ponctuelle évoluent différemment. Chacune pose des défis particuliers. Toutes deux soulèvent la même question : quel est l’impact des contaminants aux concentrations retrouvées dans l’environnement?
La pollution diffuse met les toxicologues et les décideurs en matière de réglementation aux prises avec le concept fondamental émis par Paracelse : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. » Dès lors, comment mesurer la contamination? Quel niveau devient toxique? De nombreuses recherches sont menées afin de suivre et quantifier la contamination dans les écosystèmes, identifier les espèces sensibles, caractériser les mécanismes de toxicité, évaluer les impacts sur des populations. Toutes ces informations sont nécessaires à l’évaluation du risque. Mieux comprendre pour prévenir et, surtout, mieux agir.
Le colloque couvrira ces thèmes à l’aide d’exemples : traçage d’une source d’émission par approche isotopique, pollution diffuse issue de nos activités agricoles, dont le cas du glyphosate et de ses produits de dégradation, contaminants émergents dans les eaux usées, incluant les produits pharmaceutiques. Nous traiterons aussi de transfert trophique, de toxicité chez les espèces fauniques et chez l’humain. Chercheurs, ministères, ONG et étudiants nous feront part de leur expérience, de leurs objectifs et de leurs défis.
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