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Marc-Charles Laurent : Université Laval
Malgré la tendance croissante des normes et lois dans le domaine alimentaire, le consommateur demeure méfiant à l'égard de la qualité des aliments qu'il consomme. Ce contexte de méfiance a amené les organisations, ces dernières années, à orienter leur communication vers la diminution des risques alimentaires perçus par le truchement des médias sociaux qui, en raison de leur visibilité et interactivité, se positionnent comme de puissants vecteurs de communication dans l'industrie alimentaire. Bien qu'il existe de nombreux travaux sur la perception des risques alimentaires par le consommateur, très peu de connaissances sont à ce jour disponibles sur la manière dont les risques alimentaires sont construits et déconstruits sur le terrain des médias sociaux. Plus spécifiquement, cette recherche, en mobilisant une approche exploratoire, ambitionne d'identifier les différentes stratégies de mise en confiance du consommateur-internaute employées par les organisations pour répondre aux différents risques perçus à l'égard de la consommation des produits alimentaires.
Sur les trois milliards d’internautes dans le monde, on estime que près de 68 % sont actifs sur les réseaux sociaux (We are social, 2015). Pour la seule année 2014, Facebook a enregistré une hausse d’environ 21 % du nombre de ses utilisateurs pendant que Pinterest et Instagram franchissaient respectivement la barre des 70 et 130 millions d’abonnés. Cette ubiquité des médias sociaux engendre de nombreux bouleversements pour les organisations, notamment dans la manière dont elles interagissent avec les consommateurs. Plus que de simples plateformes d’échanges, les médias sociaux apparaissent aujourd’hui comme des terreaux fertiles permettant aux organisations de développer un avantage concurrentiel distinctif et durable. En effet, pour la majorité d’entre elles, les plateformes sociales offrent une solution rapide et proactive pour recueillir des informations dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus informés, imprévisibles et conscients de leur pouvoir d’influence sur le marché. Même s’il est vrai que leur appropriation par les milieux professionnel et universitaire s’est nettement améliorée ces dernières années, le rythme auquel les médias sociaux évoluent, la multiplicité de leurs formats (p. ex. Pinterest, Instagram, Ello, etc.) ainsi que les nouvelles pratiques de consommation qu’ils engendrent mettent à rude épreuve les méthodes traditionnelles de collecte de données sociales. Dans le même temps, on assiste à l’émergence, sur ces mêmes médias sociaux, de nouvelles formes d’appropriation et d’expression de l’expérience vécue par les consommateurs. Quelles seraient les nouvelles approches méthodologiques à adopter pour répondre à ces enjeux du moment? Le colloque Exploration des nouvelles tendances de recherche sur les médias sociaux se veut justement un cadre de discussion autour de cette problématique en mobilisant des experts aux perspectives ontologiques, paradigmatiques et disciplinaires variées.
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