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Marie-Claude Roy : Université Laval
À leur arrivée au Canada, les immigrants ont généralement un meilleur état de santé que les Canadiens natifs. Cependant, au fil de leur séjour, leur état de santé tend à se détériorer. Ce phénomène, répandu dans les pays occidentaux, est appelé « l’effet de la bonne santé des immigrants ». L’habituation à de nouvelles pratiques alimentaires moins favorables pourrait contribuer à ce déclin de l’état de santé.
Afin d’identifier les principaux défis relevant de la transition alimentaire, des entrevues individuelles d’une durée moyenne d’une heure ont été menées auprès de six étudiants de l’Université Laval originaires d’Amérique latine ou d’Afrique.
L’analyse du contenu des verbatims a exposé une préoccupation récurrente envers la qualité et l’innocuité des aliments offerts au Québec. Aussi, il est apparût que l’utilisation des banques alimentaires comme mode d’approvisionnement constitue une barrière importante au maintien de pratiques nutritionnellement favorables. Finalement, le contexte particulier de la période de transition représente un prétexte pour adopter quelques habitudes souhaitables; en effet, la fréquence à laquelle les individus cuisinent eux-mêmes leurs repas et mangent à la maison est augmentée.
Des interventions valorisant l’offre alimentaire conventionnelle et des conseils pratiques visant la réconciliation de l’alimentation santé et des préoccupations économiques pourraient favoriser une meilleure transition alimentaire des immigrants au Québec.
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