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Julie Ruiz : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Face aux enjeux des agroécosystèmes (perte de biodiversité, dégradation des sols et de l'eau), les agriculteurs sont incités par les politiques publiques à changer leurs pratiques agricoles à travers l'adoption de mesures agroenvironnementales. Néanmoins, ces mesures sont le plus souvent proposées selon une approche descendante, de l'expert vers l'entreprise agricole. Or, elles n'ont pas réussi à susciter une large adhésion des agriculteurs ni à faire en sorte que la protection de l'environnement devienne partie intégrante de la culture du « bon agriculteur ». Afin de miser sur la culture d'innovation de la communauté agricole, le modèle des laboratoires vivants a récemment été déployé autour d'un projet de réhabilitation d'un bassin versant agricole du Québec avec l'hypothèse que celui-ci serait apte à faire des agriculteurs des innovateurs en agroenvironnement. Ce laboratoire vivant se présente comme une plate-forme d'intermédiation entre les acteurs (chercheurs-professionnels-agriculteurs) de la chaine d'innovation en agroenvironnement. Après avoir présenté le modèle, la méthodologie déployée et les résultats de la première année d'expérimentation, cette présentation discutera des défis d'avenir. En effet, l'enjeu environnemental contraint les innovations qu'un agriculteur peut adopter.
Depuis la deuxième moitié du 20e siècle, le monde agricole est le lieu de convergences d’extraordinaires progrès scientifiques et technologiques comme de profonds bouleversements sociétaux. Le monde rural est au cœur des changements qui sont le fait de notre époque, qu’il s’agisse de réchauffement de la planète, de gestion des eaux, d’économie mondialisée, de migration, de surpopulation, de souveraineté alimentaire, de développement durable, d’écologie, de santé des humains, des animaux et des plantes ou même de cultures, de frontières, de droit et de démocratie. Il est le premier à subir les effets innombrables et souvent imprévisibles des décisions politiques et ententes commerciales qui ont pour buts avoués le progrès, l’efficacité, la richesse et le bien-être du plus grand nombre. Les progrès sont indéniables. Pourtant, les problèmes qui en découlent bousculent les modes de vie, ébranlent la confiance des populations, provoquent inquiétude et insécurité. Les questions concernant la sécurité alimentaire, l’éthique et le développement de l’agriculture entrepreneuriale se multiplient. On a l’impression que les réponses sont au mieux incomplètes, au pire manipulées par des intérêts hostiles. Incompréhension et méfiance teintent les échanges. En rassemblant des experts venus de disciplines, de secteurs et de milieux différents, ce colloque cherche une forme et une manière qui permettraient de faire émerger les questions sous un éclairage nouveau. Elles proviennent de trois champs : la sécurité, le développement de l’agriculture entrepreneuriale et l’éthique. Elles visent trois cibles : l’écologie et les technologies, les groupes fragilisés et l’alimentation.
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