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Aude-Valérie Jung : École des métiers de l'environnement
Depuis 2009, plus de 5000 sites industriels français ont fait l'objet d'une expertise de la part de l'Inspection des installations classées dans le cadre de la deuxième phase de l'action nationale de recherche de substances dangereuses dans l'eau (RSDE).
Pour le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rennes, un arrêté préfectoral de 2010 prescrivait une campagne de surveillance initiale de 22 substances pour tous les points de rejets des effluents hospitaliers dans le réseau. En 2013, la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) demandait au CHU de prendre toutes les mesures adéquates afin que les émissions de certaines substances dangereuses prioritaires (nonylphénols, anthracène, mercure et dérivés du tributyl étain) soient réduites de 50% d'ici 2015 et supprimées en 2026.
Malgré les études déjà réalisés au CHU concernant la typologie et l'utilisation des produits chimiques, un certain nombre de questions restent en suspens quant à l'identification des sources précises des polluants. Une combinaison entre l'analyse des produits utilisés et les pratiques dans les services, permettant une étude à la fois environnementale et en santé au travail, a été réalisée. Une méthodologie de recensement des produits et des pratiques a été testée sur un groupe de travail (démarche participative). Suite à cette analyse, trois détergents ont été déterminés comme potentiellement sources d'une des substances dangereuses recherchée, le nonylphénol.
Ce colloque est la suite, mais aussi l’extension, des quatre colloques Ferdinand Bonn organisés précédemment dans le cadre du Congrès de l’Acfas (colloque 626 en 2006, 620 en 2007, 616 en 2008 et 114 en 2014). Depuis 2007, il rend hommage au professeur Ferdinand Bonn décédé tragiquement en 2006, expert international et spécialiste en gestion de l’eau par bassin versant et en observation de la Terre par télédétection.
Cette année, nous aimerions ouvrir ce colloque à toutes les matrices de l’environnement (eau, air, sol, poussières…), toujours dans un cadre environnement-santé. Pour l’organisation de ce colloque, Estelle Baurès, ingénieure de recherche au LERES (Laboratoire d’étude et de recherche en environnement et santé) à l’EHESP (École des hautes études de la santé publique, Rennes, France), aura comme partenaire québécois Hubert Cabana (professeur à l’Université de Sherbrooke). C’est donc avec le concours de ces deux établissements que le contenu scientifique du colloque sera programmé. La problématique « gestion de notre environnement et risque pour notre santé » sera abordée avec la question « quelles actions pour réduire les risques? ». Il est important d’envisager ces actions en considérant l’accroissement des pressions environnementales liées aux activités humaines et les changements globaux en lien avec le climat et les territoires qui influent sur la qualité de notre environnement. Ces phénomènes nécessitent de mieux prendre en compte tous les impacts sur : 1) la qualité des eaux destinées à la consommation humaine telles que les eaux potables, de baignade, de loisirs; 2) la qualité de l’air ambiant en lien avec les activités humaines et l’urbanisation de nos territoires; 3) la qualité des sols et des sédiments; et enfin 4) celle de notre environnement intérieur (l’air et les poussières), puisque nous y passons 80 % de notre temps. L’influence de notre environnement sur notre santé ou sur la santé des populations les plus sensibles comme les enfants est connue; une partie de notre recherche est orientée sur les actions afin de réduire les risques.
Thème du colloque :