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La réussite aux épreuves d'écriture dans un contexte de littératie à rehausser : un paradoxe à explorer

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Pascale Lefrançois : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les constats alarmants qui ont été faits récemment sur la littératie des adultes québécois amènent naturellement à se questionner sur le rôle de l'école dans le développement des compétences littéraciques, notamment de la compétence à écrire. Or les résultats aux épreuves ministérielles d'écriture s'avèrent beaucoup plus encourageants : à l'heure où 86 % des Québécois de 25 à 64 ans ont au moins un diplôme, dont près de 50 % au moins un diplôme du collégial (ISQ, 2014), le taux de réussite à l'épreuve unique d'écriture de 5e secondaire et à l'épreuve uniforme du collégial dépasse les 80 % et n'a pas beaucoup varié depuis l'instauration de ces épreuves, en 1986 et en 1998 respectivement. Comment expliquer ce paradoxe? Pour ce faire, notre communication s'emploiera à examiner de plus près la nature de ces épreuves, leurs critères d'évaluation, leurs exigences de réussite et leur influence sur le cheminement des élèves québécois. Une réflexion s'ensuivra sur la contribution de telles épreuves au développement de la littératie.

Résumé du colloque

À l’instar du Conseil supérieur de l’éducation (2013, p. 148), nous considérons que « l’ampleur du défi à relever justifie de faire [du rehaussement de la littératie chez les adultes] une priorité gouvernementale ». Cependant, pour que les actions entreprises au sein des gouvernements puissent avoir l’effet escompté, nous croyons qu’elles doivent s’appuyer sur des recherches portant sur ce thème. Dans ce colloque, mis sur pied par l’Équipe de recherche en littératie et inclusion (ERLI), nous souhaitons rassembler des chercheurs et des intervenants de divers organismes afin de réfléchir aux enjeux actuels de la recherche au regard du rehaussement des compétences en littératie les jeunes adultes. Que nous apprend la recherche à propos des compétences en littératie ou des pratiques pour maintenir ou rehausser les compétences en littératie des jeunes adultes? Comment mettre en œuvre les recommandations, notamment celle du récent avis du Conseil supérieur de la langue française (2015), à partir des résultats de recherche dans ce domaine? C’est autour de cet enjeu sociétal prioritaire que nous proposons ce colloque où la discussion et les échanges occuperont une place importante.

Comme le révèlent les résultats de l’enquête internationale PEICA (Programme pour l’évaluation internationale des adultes), qui mesure les compétences de base de la population adulte, notamment celle du Canada, près de 49 % des adultes canadiens ont obtenu un score de niveau 2 ou moins en littératie (Statistique Canada et al., 2013). Près de un adulte sur deux ne possède donc pas les compétences requises pour composer avec les exigences de la vie quotidienne et du travail dans une société lettrée comme la nôtre. Des instances gouvernementales telles que le Conseil supérieur de l’éducation (2013) et le Conseil supérieur de la langue française (2015) ont émis des avis dans lesquels des recommandations visent le rehaussement des compétences en littératie des jeunes adultes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Geneviève Messier Lizanne Lafontaine
section icon Date : 11 mai 2016

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