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L'AATC (aménagement axé sur le transport en commun) au service du développement urbain durable? Évaluer les processus pour saisir la portée des modèles urbanistiques

FP

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Florence Paulhiac Scherrer : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les TOD (Transit Oriented Development) connaissent un grand succès au sein des planifications spatiales métropolitaines. De Vancouver à Montréal, ils sont présentés comme les outils opérationnels de stratégies durables visant une plus grande intégration urbanisme-transport. Ainsi, ils sont sensés répondre, essentiellement par le biais de nouvelles formes spatiales développées autour de réseaux de transports collectifs performants, à des enjeux métropolitains d'envergure (dépendance à l'automobile, étalement urbain) mais aussi locaux (qualité de vie, accessibilité). Cependant, la littérature scientifique souligne que bien des effets attendus de ces modèles ne sont pas au rendez-vous. Mais les évaluations menées s'intéressent peu voire pas aux processus, aux contraintes, aux conditions qui président à la conception et la mise en œuvre des TOD dans les villes. Notre communication propose de palier ce déficit de connaissances. Si l'on considère que le développement urbain durable est avant tout un concept procédural, la compréhension des processus et des instruments mobilisés les parties prenantes ces projets est centrale pour évaluer les contenus effectifs de ces projets et leur portée en terme de durabilité.

Résumé du colloque

Dès les années 1970, l’émergence d’une conscience « écologique » a remis en question l’« idéologie de la croissance » qui présidait au développement des villes après la Seconde Guerre mondiale. À la suite du rapport Halte à la croissance du Club de Rome de 1972, des chocs pétroliers de 1972 et 1979, de la multiplication des grandes catastrophes industrielles comme celles de Bhopal en 1984 et Tchernobyl en 1986, de la montée des mouvements écologistes, du rapport Brundtland de 1987 et du troisième Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, qui a donné naissance à l’Agenda 21, les modalités traditionnelles de planification et de gestion urbaines ont été appelées à être configurées sous un autre jour, celui du « développement urbain durable ». Ce principe devient un « impératif » des politiques publiques et un « cadre de référence pour l’action publique urbaine ». Le développement urbain durable constitue alors une prescription qui renvoie, en principe, à l’intégration des dimensions économiques, environnementales, sociales et culturelles dans le développement des villes. Dans la foulée du Sommet sur le développement durable qui s’est tenu à New York en septembre 2015, dont l’un des objectifs renvoie aux « villes et collectivités durables », ce colloque vise à faire le point sur la mise en pratique de la « ville durable ». Les stratégies de développement urbain durable sont-elles efficaces? De quel point de vue et comment en évaluer les effets? Ces stratégies accordent-elles une importance prépondérante à la dimension environnementale, en mettant l’accent sur les enjeux du transport, de la densité urbaine ou des espaces verts? Dans quelle mesure les dimensions sociale et culturelle sont-elles également prises en compte? Et l’objectif de croissance est-il véritablement remis en cause? Voilà des questions auxquelles les participants de ce colloque tenteront d’apporter des réponses.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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