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L'accompagnement citoyen en soutien à la participation sociale des aînés

ML

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Marie Josée Levert : Université de Montréal

Résumé de la communication

L'accompagnement vise soutenir la participation sociale par une assistance humaine pour pallier aux limitations de la personne. Souvent centrée sur les difficultés et les incapacités, les ressources existantes ne visent pas prioritairement la promotion des forces, le développement des compétences ou l'autodétermination. Une vaste programmation de recherche a permis de développer, implanter et évaluer un programme d'Accompagnement-citoyen personnalisé à l'intégration communautaire (APIC) auprès de populations en perte d'autonomie et à risque d'exclusion. L'APIC vise à amener la personne à jeter un regard réflexif sur sa participation, à se fixer des buts et à se mettre en action pour réaliser des activités significatives. Ce qui fait la force de l'APIC est l'engagement d'un citoyen vis-à-vis d'un autre citoyen pour optimiser son inclusion et sa participation. Une récente étude a évalué les effets de l'APIC auprès de 12 aînés ayant subi un traumatisme craniocérébral léger. Un devis d'étude de cas multiples a permis de documenter leur parcours de participation sur 12 mois. Les résultats indiquent que l'APIC a un effet positif tant sur la réalisation d'activités significatives, le développement des capacités à réaliser ces activités, la confiance en soi et la motivation que sur la création de liens significatifs avec la communauté. Axé sur le développement des compétences et l'autodétermination, l'APIC contribue à développer l'autonomie des aînés et à améliorer leur participation.

Résumé du colloque

La participation sociale est l’un des trois piliers du modèle de vieillissement actif mis de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2002). Cette participation n’est toutefois pas simple à exercer pour certains groupes d’aînés (handicapés, avec atteintes cognitives, souffrant de maladie mentale, etc.) qui souvent font face à de la stigmatisation (Goffman, 1975) pouvant limiter leur participation sociale. L'INSPQ précise que « la stigmatisation est un problème particulièrement aigu du fait qu’elle puisse renforcer des inégalités sociales et de santé déjà présentes » (Désy et Filiatraut, 2013, p. 2). Cette stigmatisation devient alors une forme sociétale de maltraitance. Ceci est préoccupant si l’on considère le rôle de la participation pour un vieillissement actif (OMS, 2002). En effet, le maintien d’une participation sociale est déterminant non seulement pour la qualité de vie, mais aussi pour la santé physique et mentale de ces aînés. Des équipes de recherche, dont plusieurs sont associées à l’axe Interaction et soutien social du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement, se sont intéressées à cette question cruciale. Le présent colloque s’ouvrira par une réflexion sur la stigmatisation à laquelle peuvent faire face certains groupes d’aînés. Ensuite, le colloque proposera d’approfondir la compréhension des déterminants de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion à travers les résultats de diverses études. Puis, les participants seront invités à explorer des avenues propices à optimiser un tel engagement chez cette population avec des présentations de chercheurs et de représentants des milieux de la pratique. Le dialogue de chercheurs et d’intervenants issus des milieux de la pratique permettra un échange de connaissances intéressant quant à la question de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion et apportera un éclairage sur les pistes à approfondir pour la recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Julie Fortier
section icon Date : 11 mai 2016

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