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Ginette Aubin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Problématique : Les aînés vivant avec un trouble mental ou des difficultés psychosociales (ADP) vivent souvent de l'isolement, de la marginalisation et de l'exclusion, conséquences d'une double stigmatisation. Une approche d'accompagnement citoyen personnalisé d'intégration communautaire (APIC), expérimentée avec succès auprès d'aînés en perte d'autonomie physique, a été proposée auprès d'aînés ADP. Objectifs : Le but de cette étude pilote était de s'assurer de l'acceptabilité et de la faisabilité de cette approche auprès d'aînés ADP et de mieux en comprendre les effets de l'APIC auprès des accompagnés. Méthode : Pour cette étude exploratoire sous forme d'études de cas multiples a été menée auprès de participantes accompagnées (n= 4) et d'accompagnatrices (n= 3). Des méthodes mixtes incluant des questionnaires et des entrevues ont été utilisées. Résultats : Trois des quatre accompagnées ont terminé le processus d'accompagnement d'une durée variant entre 14 et 17 semaines. Chacune avait des besoins différents et provenait de contextes variés. Elles ont rapporté avoir de nouveaux intérêts, être mieux entourées, trouver davantage de sens dans leurs activités. Discussion : Cette approche a été appréciée des participantes de cette étude. Toutefois, une évaluation approfondie des besoins et attentes paraît essentielle pour une participation optimale à l'APIC, qui pourrait constituer une mesure alternative intéressante pour répondre aux besoins de socialisation et d'inclusion d'aînés ADP.
La participation sociale est l’un des trois piliers du modèle de vieillissement actif mis de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2002). Cette participation n’est toutefois pas simple à exercer pour certains groupes d’aînés (handicapés, avec atteintes cognitives, souffrant de maladie mentale, etc.) qui souvent font face à de la stigmatisation (Goffman, 1975) pouvant limiter leur participation sociale. L'INSPQ précise que « la stigmatisation est un problème particulièrement aigu du fait qu’elle puisse renforcer des inégalités sociales et de santé déjà présentes » (Désy et Filiatraut, 2013, p. 2). Cette stigmatisation devient alors une forme sociétale de maltraitance. Ceci est préoccupant si l’on considère le rôle de la participation pour un vieillissement actif (OMS, 2002). En effet, le maintien d’une participation sociale est déterminant non seulement pour la qualité de vie, mais aussi pour la santé physique et mentale de ces aînés. Des équipes de recherche, dont plusieurs sont associées à l’axe Interaction et soutien social du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement, se sont intéressées à cette question cruciale. Le présent colloque s’ouvrira par une réflexion sur la stigmatisation à laquelle peuvent faire face certains groupes d’aînés. Ensuite, le colloque proposera d’approfondir la compréhension des déterminants de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion à travers les résultats de diverses études. Puis, les participants seront invités à explorer des avenues propices à optimiser un tel engagement chez cette population avec des présentations de chercheurs et de représentants des milieux de la pratique. Le dialogue de chercheurs et d’intervenants issus des milieux de la pratique permettra un échange de connaissances intéressant quant à la question de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion et apportera un éclairage sur les pistes à approfondir pour la recherche.
Thème du colloque :