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Éder Beling : Faculdades EST
Dans cette communication, on mettra deux hypothèses à l'épreuve. Notre première hypothèse se base sur le fait que l'intentionnalité fondamentale du baptême chrétien est celle d'agréger un nouveau membre à la communauté ecclésiale. Or, à la lumière de l'intuition de base de Van Gennep au sujet du rapport existant entre les passages rituels et les passages matériels, le rituel du baptême chrétien doit avoir été élaboré à partir de la dimension spatiale et celle-ci doit y avoir laissé ses marques. Notre deuxième hypothèse est la suivante : les nouvelles conditions socio-culturelles apparues au Moyen-ge ont provoqué le rétrécissement du passage matériel au sein du rituel du baptême à cause de la disparition de la différence sociale entre « l'intérieur » et « l'extérieur » ou entre « nous » et les « autres ». En effet, dans une situation d'hégémonie religieuse, la société dans son ensemble redevient sacrée. Ainsi, disparait aussi le besoin de ritualisation du passage du « paganisme » à la « foi ». En conclusion, on essayera de montrer la pertinence de notre approche historique et rituelle pour les enjeux de l'actualité.
Les rites religieux et les passages liés au cycle de la vie, dont la concordance caractérisait les sociétés traditionnelles, n’ont plus nécessairement lieu dans nos sociétés hypermodernes. Les baptêmes, les mariages et les rites funéraires religieux persistent. Toutefois, d’autres formes rituelles, qui prétendent souligner les passages de la vie individuelle ou sociale, apparaissent dans le paysage contemporain. Comment se structurent les identités dans l’actualité? Quel rôle la ritualité y joue-t-elle?
L’étude des rites de passage accompagne le développement des sciences humaines et sociales dès les intuitions fondatrices de Van Gennep jusqu’à la liminalité de Victor Turner, la théorisation de l’individualisation par David Le Breton et, plus récemment, la critique rituelle de Ronald Grimes de même que le constat de la transformation et de l’émergence de nouveaux rites de passage par Martine Roberge. Entretemps, des approches interdisciplinaires se sont développées unissant notamment des chercheurs de différents domaines tels que théologie et psychologie, histoire et philosophie, anthropologie et neurosciences, linguistique et arts. En parallèle, les conditions et le contexte de la recherche se sont élargis et ont favorisé la globalisation médiatique et économique, si bien qu’un regard multi ou interculturaliste s’impose.
Le colloque « Les rites de passage aujourd’hui : enjeux et perspectives » prétend rouvrir et relancer le débat par l’entremise de l’analyse critique des approches et des méthodologies des études rituelles, ainsi que de la description ethnographique des rites de passage — autant classiques que nouveaux, religieux que profanes.
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