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Chantal Dali : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Cette communication est une étude de cas issue de notre recherche doctorale qui a porté sur les facteurs d'émergence de l'entrepreneuriat féminin dans un processus de développement local en milieu rural. La recherche a eu pour cadre le processus de développement local en cours dans la sous-préfecture de Gadouan en Côte d'Ivoire. L'un des résultats de cette recherche a montré que pour faire émerger l'entrepreneuriat féminin, il faut que le territoire soit un territoire incubateur de l'entrepreneuriat féminin, c'est-à-dire un territoire qui offre des structures de soutien technique et financier pour la réalisation des projets entrepreneuriaux des femmes. Dans le cas de la sous-préfecture de Gadouan, il s'est avéré qu'il n'existe pas de structures de soutien aux micro-entreprises des femmes. C'est seulement dans leurs groupements d'intérêt économique (GIE) que les femmes trouvent de tels soutiens. Ainsi, sur les huit (8) projets de femmes identifiés lors du processus de planification local, aucun projet n'a pu être réalisé faute de financement. Cette situation s'explique par le fait, qu'en Côte d'Ivoire, le financement des projets de développement local relève en grande partie de procédures contractuelles entre l'État et les bailleurs de fonds internationaux. Ceci crée une dépendance de la réalisation des projets de développement local au financement extérieur. Il s'avère alors impérieux de trouver du financement alternatif pour la réalisation des projets de développement local.
Au sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté un nouveau programme de développement durable pour mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités et l’injustice dans le monde. Depuis les années 1990, la microfinance s’est imposée comme solution à la pauvreté. Selon plusieurs auteurs, la microfinance est un outil efficace pour la lutte contre l’exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local. Le microcrédit s’avère alors pertinent comme approche de développement inclusif. Parallèlement à la microfinance, la finance participative connaît aujourd’hui un essor considérable auprès du public. Différents modèles de financement participatif sont employés par des micro-entreprises et des petites entreprises du monde entier pour recueillir des fonds. À l’instar du modèle de microfinancement utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif basé sur les prêts entre particuliers et micro-entrepreneurs permet aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d’avoir accès à une source de financement alternatif moyennant une rémunération (paiement des intérêts) relativement faible par rapport à celle des banques. À l’aube de la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable, il est impérieux de faire un état des lieux de l’impact socioéconomique de la microfinance et du financement participatif dans la lutte cotre les inégalités et les injustices. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les points forts et les points faibles de ces deux types de financement inclusif? Quels sont leurs points de rencontre? Comment peuvent-ils être plus efficaces dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’injustice? Qu’est-ce qui caractérise le financement participatif et quel est son impact sur le développement des micro-entreprises et des petites entreprises?
Thème du colloque :