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Le goéland en tant que biovecteur de retardateurs de flamme dans les régions urbanisées

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Chloé F. Desjardins : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

La contamination aux retardateurs de flamme halogénés (RF) des goélands à bec cerclé de la région de Montréal, ayant déjà été établie, une exportation de ces contaminants des sources vers les zones environnantes est donc envisageable. Les objectifs de ce projet sont: i) estimer la biodisponibilité relative de différents RF en comparant leurs concentrations dans le guano et le plasma des goélands et ii) évaluer la masse totale de ces contaminants que la plus importante colonie de goélands de la région de Montréal (87 833 individus) exporte dans le paysage via son guano. Nos hypothèses sont à l'effet que la biodisponibilité relative des composés à forte teneur en brome est plus faible par rapport aux composés ayant moins de bromes, et que le biotransport des RF par la population de goélands nicheurs de la région de Montréal, est important à l'échelle locale. L'effectif total comprend 16 goélands mâles et 16 femelles capturés sur l'île Deslauriers pendant la période d'incubation. Des échantillons de sang et de guano ont été prélevés. La biodisponibilité relative des RF a été déterminée ansi que la quantité totale de RF excrétés dans le guano pour la population de goélands nicheurs de l'île Deslauriers pour la période entière d'incubation. Les résultats qui seront présentés mettent en lumière un aspect sous-estimé de la contamination de la faune aux RF, soit l'exportation de ces composés dans le paysage par certaines espèces fortement contaminées.

Résumé du colloque

La pollution diffuse se caractérise par une émission provenant simultanément de plusieurs sources. Contrairement à la pollution ponctuelle, souvent massive, dont la source est locale et identifiable, la pollution diffuse provient de rejets sur toute la surface d’un territoire et elle est entraînée par percolation et ruissellement des eaux. Dans le temps et dans l’espace, la pollution diffuse et la pollution ponctuelle évoluent différemment. Chacune pose des défis particuliers. Toutes deux soulèvent la même question : quel est l’impact des contaminants aux concentrations retrouvées dans l’environnement?

La pollution diffuse met les toxicologues et les décideurs en matière de réglementation aux prises avec le concept fondamental émis par Paracelse : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. » Dès lors, comment mesurer la contamination? Quel niveau devient toxique? De nombreuses recherches sont menées afin de suivre et quantifier la contamination dans les écosystèmes, identifier les espèces sensibles, caractériser les mécanismes de toxicité, évaluer les impacts sur des populations. Toutes ces informations sont nécessaires à l’évaluation du risque. Mieux comprendre pour prévenir et, surtout, mieux agir.

Le colloque couvrira ces thèmes à l’aide d’exemples : traçage d’une source d’émission par approche isotopique, pollution diffuse issue de nos activités agricoles, dont le cas du glyphosate et de ses produits de dégradation, contaminants émergents dans les eaux usées, incluant les produits pharmaceutiques. Nous traiterons aussi de transfert trophique, de toxicité chez les espèces fauniques et chez l’humain. Chercheurs, ministères, ONG et étudiants nous feront part de leur expérience, de leurs objectifs et de leurs défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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