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Christiane Lolita Memdjofeng Toche : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les femmes représentent 70% des pauvres dans le monde (Bureau International du travail, 2007) car elles sont victimes d'inégalités sociales et d'exclusion. L'une des solutions optimales reconnue par les Etats pour lutter contre la pauvreté et favoriser l'autonomisation des femmes, est l'entrepreneuriat. Les femmes créent ainsi des activités génératrices de revenus ou d'utilité sociale pour s'auto-employer et éviter l'exclusion. Ces activités sont généralement considérées comme des activités de survie faisant partie du secteur informel. L'existence secteur informel a été reconnue dans les années 1970 dans le rapport Kenya du BIT 5Bureau International du Travail) en 1972 qui le caractérise par les éléments suivants : facilité d'accès aux activités, propriété familiales des entreprises, recours aux ressources locales, échelle restreinte des opérations, qualifications acquises par l'apprentissage, marchés échappant à tout règlement et ouverts à la concurrence. Les caractéristiques du secteur informel ont-elles un impact sur le développement de l'entrepreneuriat féminin en Afrique? Les objectifs principaux de cette proposition sont de comprendre le lien entre l'existence du secteur informel et le développement des micro-entreprises féminines en Afrique et d'explorer le passage des petites activités féminines informelles aux activités beaucoup plus formelles (motivations, contraintes, financements, possibilités ou propositions).
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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