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Marie Floriane Nkeng : Centre International de Reférence Chantal BIYA
La paupérisation urbaine, le sous-emploi massif, les catastrophes sociales et les conditionnalités qui accompagnent les politiques d'«ajustement structurel » dans les pays du tiers monde, des années 1980, ont fait de l'économie informelle la solution à tous les problèmes sociaux.
Au même moment, le secteur formel opte pour une stratégie évolutive en se dotant d'outils performants leur permettant de faire face à la concurrence et accroitre leur rendement. La première stratégie évolutive est la façon de gérer les ressources en général et la ressource humaine en particulier. Le secteur informel gagnerait à revoir ses pratiques dans ce domaine. L'objectif étant de s'arrimer aux valeurs qui l'aideraient à mieux structurer son système.
L'auteure suggère comme réponse, le système d'information des ressources humaines (SIRH). Pour elle, une meilleure gestion des l'employé(e)s semble être une transition de l'informel vers le formel. Le SIRH a fait ses preuves dans de nombreuses organisations par un apport à l'économie formelle en développement en Afrique en général et au Cameroun en particulier. Il impulse un dynamisme au travail basé sur les interactions, favorisant un climat convivial et un sentiment d'appartenance au milieu ayant pour effet un meilleur rendement. Quelle place le SIRH peut-il occuper dans le secteur informel? Telle est la question prospective à laquelle nous répondrons.
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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