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Le tournant géospatial : phénomène intellectuel universitaire et public

MF

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Marcel Fortin : University of Toronto

Résumé de la communication

Le tournant géospatial est un phénomène intellectuel qui influence et inspire, depuis des années, plusieurs disciplines dans les sciences sociales et humaines. Depuis le début des années 2000, nous avons vu apparaître plusieurs ouvrages populaires qui abordent le sujet de l'histoire numérique à partir de la géographie et des Systèmes d'information géographique (SIG). Grâce, en grande partie, au travail de chercheurs tels que Anne Kelly Knowles, Ian Gregory, et David Bodenhamer, les SIGs historiques ne cessent d'augmenter en popularité sur nos campus dans les disciplines où elles sont encore peu utilisées, telles l'histoire, les études littéraires, etc.

Mais ce tournant intellectuel vers le géospatial est-il limité aux institutions postsecondaires? La popularité de l'utilisation de Google Maps et l'accès aux données géographiques des géants de la cartographie numérique tel Google, par Interface de Programmation (API), ont transformé l'accès aux cartes, les attentes des usagers, et la définition même de la cartographie en tant que domaine. Que sont donc les effets de ce tournant géospatial en histoire sur la discipline même, ainsi que sur le point de vue historique populaire en général? Et, quel est maintenant le lien entre le travail académique et les intérêts et projets publics d'histoire locale, et nationale compte tenu des nouvelles exigences du public envers l'accès aux données cartographiques et historiques?

Résumé du colloque

Tenu à l’occasion des 10 ans du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le colloque a pour but non seulement de marquer l’événement, mais aussi de faire le point sur les travaux de l’équipe et de dégager un bilan de leur contribution à l’histoire urbaine, aux études patrimoniales et aux humanités numériques. Le colloque s’organise autour de ces trois grands axes et propose des séances qui cherchent à créer un pont entre des travaux ancrés dans l’histoire et le patrimoine montréalais et des enjeux de recherche et de mobilisation des connaissances plus larges qui s’expriment tant au Québec qu’à l’échelle internationale. Le colloque témoigne aussi de la relation partenariale qui caractérise le LHPM. Pour cette raison, les conférenciers pressentis proviennent tant de l’université que des milieux de pratique en patrimoine et en muséologie; ils examineront ensemble les résultats et les retombées de leur collaboration. Le colloque réfléchira également aux modalités de création et de renforcement des liens et du dialogue entre ces deux milieux. La relation partenariale suscite aussi des interrogations quant aux rapports complexes et parfois malaisés entre histoire, patrimoine et mémoire. Enfin, ce colloque permettra également de faire le point sur l’apport du numérique à la production scientifique ainsi qu’aux pratiques et outils de transmission des connaissances et de valorisation du patrimoine. En proposant un regard rétrospectif et en dégageant les perspectives d’avenir, nous espérons contribuer à consolider les relations des études patrimoniales avec le champ de production historienne et ancrer davantage leur devenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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