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Mathias Marie Adrien NDINGA : Université Marien-Ngouabi
Le rapport du Bureau International du Travail, relatif aux tendances globales de l'emploi des jeunes (2013), intitulé "une génération à risque", attirait déjà l'attention sur les risques que courait cette catégorie de la population. Parmi ces risques figure celui lié au phénomène de déclassement. Un individu est déclassé lorsque son niveau d'éducation est soit supérieur (sur-éducation) soit inférieur (sous-éducation) à ce qui est strictement requis pour un emploi (Ndinga et Mpoue, 2013). L'intérêt que revêt ce phénomène est bien manifeste aussi bien au niveau de la théorie économique qu'au niveau du Congo, le champ d'investigation de ce travail.
L'objet de cette communication est de mettre en évidence les déterminants des deux aspects du déclassement au Congo. En raison de l'ampleur du chômage dans ce pays, les modalités d'insertion sur le marché du travail déterminent les différents aspects du déclassement. Enfin, sur le plan méthodologique, l'identification des déterminants du déclassement est effectuée au moyen d'un modèle à variable dépendante limitée (probit) à partir des données issues de l'Enquête sur l'Emploi et le Secteur Informel au Congo (EESIC-2) réalisée en 2011-2012. La taille de l'échantillon enquêté avec succès est de 5070 ménages à Brazzaville, 1536 à Pointe – Noire, 828 à Dolisie, 552 à Nkayi, 168 à Mossendjo et 450 à Ouesso.
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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