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Mbayang Badiane KHOTO : Université Gaston-Berger
Au Sénégal, en dépit de l'engagement de l'Etat pour une « économie verte », matérialisé par une allocution mémorable du Président Macky Sall au sommet Rio +20 et à une participation remarquée à la COP21 au mois de novembre 2015 à Paris, cela ne semble pas se traduire dans la stratégie de promotion de l'entrepreneuriat et de développement de PME, plus globalement. En effet, les dispositifs institutionnels (incubateurs spécialisés, fonds d'investissement spécifiques, mécanismes d'enregistrement facilités, etc.) ne tiennent pas en compte les spécificités de l'entrepreneuriat dans les activités orientées développement durable.
Des enquêtes par entretien sont effectuées auprès de créateurs d'entreprises se réclamant partisans du développement durable. L'exploitation de ces données a permis l'identification des caractéristiques des éco-entrepreneurs. Nos résultats montrent qu'ils se distinguent nettement de l'entrepreneur classique, tout comme les logiques qui fondent leurs actions. Les modèles des logiques d'action de la littérature (Arocena et al., 1983 ; Bruyat, 1993 ; Marchesnay, 2002 ; Fayolle, 2003) n'apparaissent pas avec les résultats de l'étude. Nous retrouvons plutôt des logiques d'abandon des produits de synthèse, de valorisation des produits naturels et enfin de sensibilisation des bienfaits des produits naturels.
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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