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De B'béri Boulou Ebanda : Université d'Ottawa
Cette présentation s'inspire d'un constat empirique : les grands courants paradigmatiques de la communication aves leurs attributs entre autres centrés sur les processus d'échange d'information pour une compréhension mutuelle » (Brunel/Charron; Katambwe/Rogers; Mattelart, etc.) ou encore les rapports production/réception/production appréhendés à partir des perspectives positivistes et postmodernistes semblent aujourd'hui devenus obsolètes, particulièrement, dans le contexte Africain. Ici, au contraire, j'aimerais avancer la proposition selon laquelle, la communication internationale plus particulièrement est devenue un espace d'articulation (ou de visualisation et d'exposition) d'anciennes stratégies coloniales. Pour soutenir cette prémisse, je vais survoler des moments historiques de quelques pays africains, notamment des deux Soudan, de la Somalie, du Kenya, de la Libye; du Congo, du Burkina Faso, du Niger, de la République centrafricaine, du Mali, de la Côte d'ivoire pour n'en citer que ceux-là. Nous constaterons qu'au-delà d'être des pays africains déchirés par des crises sociales internes, ces états se distinguent, aussi, par la spécificité des rapports coloniaux qu'ils entretiennent avec l'Occident et que les dispositifs de communication nous permettent aujourd'hui de visualiser et d'en rendre compte.
Le thème de l’harmonisation des relations interculturelles constitue un enjeu central de nos sociétés. Avec l’augmentation des flux migratoires et la mondialisation des enjeux politiques associés aux différences culturelles, la question des relations interculturelles devient récurrente dans l’actualité mondiale. Plusieurs événements récents rendent encore plus pertinente l’idée de s’interroger sur les enjeux, les stratégies, les obstacles et les pratiques liés à l’harmonisation des relations interculturelles. Au Québec, après la crise des « accommodements raisonnables » vint la crise sur la charte des valeurs, puis la crise du Niqab. L’exemple de la crise des réfugiés en Europe permet de mettre en question les stratégies diplomatiques et politiques des États pour accepter ou refuser un nombre conséquent d’individus jugés non intégrables. La crise en Syrie, les attaques de Boko Haram ou les attentats de Bamako, de Beyrouth, de Paris et de Tunis suggèrent une reconfiguration de la géopolitique et des intérêts stratégiques avec en toile de fond une lutte contre les terroristes transnationaux ou sectaires.
Face à une situation de déliquescence du débat public concernant le rapport à l’autre, le colloque vise à réfléchir aux stratégies nécessaires pour l’harmonisation des relations interculturelles. Quel est le rôle des dispositifs institutionnels et de la vie associative dans cette conciliation? La participation citoyenne par l’exercice des droits politiques, sociaux et culturels et par l’entremise des espaces de dialogue constitue-t-elle des lieux de pratique du vivre ensemble grâce à une négociation collective? Comment les différents acteurs (organisations internationales, gouvernements, organismes communautaires ou individus) interprètent-ils la situation actuelle? Outre la religion et les médias, quels sont les autres facteurs favorisant ou empêchant l’harmonisation des relations interculturelles? Quelles stratégies d’intervention sont mobilisées entre les centres et les périphéries à l’échelle locale et à l’international?
Les organisateurs remercient le CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines) pour le financement d’une recherche partenariale qui a rendu possible la tenue de ce colloque.
Titre du colloque :