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Fabien Jouve
Le cidre de glace, une création québécoise, est le premier alcool à faire l'objet d'une démarche d'indication géographique protégée (IGP). L'objectif de la communication est de décrire comment cet outil de valorisation et d'encadrement légal permet de garantir aux consommateurs le respect des savoir-faire qui forment la base de l'authenticité du produit et de protéger la réputation du nom associé à son origine. Pour avancer vers l'utilisation de l'IGP, les acteurs concernés ont dû valider un certain nombre d'accords, notamment sur les objectifs poursuivis, les exigences du cahier des charges, le positionnement qualitatif du produit et l'image de l'appellation. La construction d'un collectif fort, allié à une approche de concertation entre les parties prenantes figure parmi les conditions les plus importantes pour engager et poursuivre de façon durable une démarche d'appellation réservée.
Depuis son essor commercial à la fin des années 1980, la popularité du cidre québécois n’a cessé de croître. Cette lancée s’est poursuivie grâce à la commercialisation du cidre de glace dans les années 1990, à la prise en charge des normes de qualité par les transformateurs, et à l’établissement d’un portefeuille de produits diversifié. La notoriété du cidre québécois transcende désormais les frontières. Plus récemment, en décembre 2014, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a reconnu l’appellation Indication géographique protégée (IGP) — Cidre de glace du Québec. Cette appellation réservée soulève beaucoup d’intérêt de la part des médias, des chercheurs et du public. Or, les connaissances scientifiques spécifiques à la transformation du cidre sont peu consolidées et diffusées, puisque les chercheurs mènent des travaux dans diverses disciplines et centres de recherche. Ainsi, la mise en relation de ces thématiques de recherche à l’occasion de ce colloque contribuera, d’une part, à présenter un état des connaissances, et d’autre part, à construire une communauté scientifique liée à ce secteur d’activité innovant. Ce colloque vise à combler un vide en communication de connaissances à croiser sur la transformation du cidre au Québec en rassemblant les chercheuses et chercheurs issus : 1) des disciplines concernées (p. ex. : microbiologie, anthropologie, histoire, économie, management, droit, marketing…); et 2) de la recherche industrielle. L’angle multidisciplinaire et multisectoriel permettra d’accroître la compréhension des dimensions associées à la transformation du cidre. Le colloque sera une occasion unique d’aborder une série de questions aussi diverses que pertinentes. Le but est de dresser un portrait et de découvrir les enjeux liés aux avancées dans les connaissances technico-scientifiques et socioéconomiques des cidres du Québec.