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L'induction de l'autophagie par un stress thermique faible : un mécanisme de survie cellulaire

SK

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Sarah Kassis : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les cellules peuvent être soumises à plusieurs types d'agression susceptibles d'altérer leur fonctionnement. En effet, les stress physiques tels que l'irradiation et le choc thermique, modifie la structure de nombreux constituants cellulaires, incluant la membrane plasmique et permet la pénétration de substances qui sont toxiques aux cellules. Cependant, en réponse aux faibles doses de stress physique, les cellules peuvent augmenter leurs systèmes de défenses afin de se protéger contre ces stress faibles, mettant en place une réponse adaptatrice de survie. Il a été démontré que l'exposition des cellules HeLa à un choc thermique faible induit l'expression des molécules de défense. Ce phénomène, appelé thermotolérance, entraine une résistance cellulaire aux stress subséquents. Parmi ces mécanismes de survie, on retrouve l'autophagie, qui intervient lors des conditions nutritionnelles et environnementales non optimales. Le but de cette étude est d'évaluer si l'autophagie est induite suite à un choc thermique faible et si cela permettait aux cellules de résister à la mort cellulaire par apoptose déclenché par un choc thermique fort. Les résultats qui seront présentés suggèrent que l'autophagie pourrait jouer un rôle pertinent dans la réponse adaptatrice de survie des cellules lorsqu'exposées aux stress induits par des substances toxiques tels que les polluants de l'environnement et les radiations.

Résumé du colloque

La pollution diffuse se caractérise par une émission provenant simultanément de plusieurs sources. Contrairement à la pollution ponctuelle, souvent massive, dont la source est locale et identifiable, la pollution diffuse provient de rejets sur toute la surface d’un territoire et elle est entraînée par percolation et ruissellement des eaux. Dans le temps et dans l’espace, la pollution diffuse et la pollution ponctuelle évoluent différemment. Chacune pose des défis particuliers. Toutes deux soulèvent la même question : quel est l’impact des contaminants aux concentrations retrouvées dans l’environnement?

La pollution diffuse met les toxicologues et les décideurs en matière de réglementation aux prises avec le concept fondamental émis par Paracelse : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. » Dès lors, comment mesurer la contamination? Quel niveau devient toxique? De nombreuses recherches sont menées afin de suivre et quantifier la contamination dans les écosystèmes, identifier les espèces sensibles, caractériser les mécanismes de toxicité, évaluer les impacts sur des populations. Toutes ces informations sont nécessaires à l’évaluation du risque. Mieux comprendre pour prévenir et, surtout, mieux agir.

Le colloque couvrira ces thèmes à l’aide d’exemples : traçage d’une source d’émission par approche isotopique, pollution diffuse issue de nos activités agricoles, dont le cas du glyphosate et de ses produits de dégradation, contaminants émergents dans les eaux usées, incluant les produits pharmaceutiques. Nous traiterons aussi de transfert trophique, de toxicité chez les espèces fauniques et chez l’humain. Chercheurs, ministères, ONG et étudiants nous feront part de leur expérience, de leurs objectifs et de leurs défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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