Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Chakib Cherif : Université Abou Bakr Belkaïd
Grâce à la rente pétrolière durant les années 80, l'État a considérablement resserré l'éventail des inégalités sociales à travers les politiques des transferts sociaux, des subventionnements des produits de large consommation et des salaires. Mais le passage à l'économie de marché, à partir des années 90, a engendré des effets néfastes sur le pouvoir d'achat d'une grande partie de la population. De même, l'emploi a subi avec le plus d'acuité la crise, faisant que le taux de chômage s'est situé en moyenne à 29,5% en 1998. Devant la progression inquiétante du chômage et l'expansion de la pauvreté, les gouvernements successifs ont mis en place un dispositif de financement, appelé microcrédit pour la création de micro-entreprises destinées à prendre en charge les couches touchées par le chômage. Parallèlement à la micro-finance classique, la finance participative, connaît depuis les années 90, un essor considérable auprès du public en Algérie pour recueillir des fonds. À l'instar du modèle de micro-finance utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif a permis aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d'avoir accès à une source de financement appréciable L'objet de ce travail est de présenter les différentes mesures prises pour financer les micro-entreprises et de faire un état des lieux de l'impact socio-économique de la micro-finance et du financement participatif dans la lutte contre les inégalités, le chômage et la pauvreté
Au sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté un nouveau programme de développement durable pour mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités et l’injustice dans le monde. Depuis les années 1990, la microfinance s’est imposée comme solution à la pauvreté. Selon plusieurs auteurs, la microfinance est un outil efficace pour la lutte contre l’exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local. Le microcrédit s’avère alors pertinent comme approche de développement inclusif. Parallèlement à la microfinance, la finance participative connaît aujourd’hui un essor considérable auprès du public. Différents modèles de financement participatif sont employés par des micro-entreprises et des petites entreprises du monde entier pour recueillir des fonds. À l’instar du modèle de microfinancement utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif basé sur les prêts entre particuliers et micro-entrepreneurs permet aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d’avoir accès à une source de financement alternatif moyennant une rémunération (paiement des intérêts) relativement faible par rapport à celle des banques. À l’aube de la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable, il est impérieux de faire un état des lieux de l’impact socioéconomique de la microfinance et du financement participatif dans la lutte cotre les inégalités et les injustices. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les points forts et les points faibles de ces deux types de financement inclusif? Quels sont leurs points de rencontre? Comment peuvent-ils être plus efficaces dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’injustice? Qu’est-ce qui caractérise le financement participatif et quel est son impact sur le développement des micro-entreprises et des petites entreprises?